Dissert

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  • Publié le : 14 mai 2010
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Chapitre 3 : le marxisme

I -- La philosophie marxiste.

Avec Karl Marx, on assiste à l'essor définitif d'une pensée philosophique très profonde est très structurée.

Allemand, Karl Marx est né en 1818 est mort en 1883. Il prend d'abord part aux luttes libérales est s'exile en 1849 pour se fixer à Londres. Il est alors déçu par la bourgeoisie incapable de faire la révolution. Il ad'ailleurs rompu, des 1843, avec le philosophe Bruno Bauer (qui prônait la libération de la conscience pour transformer la société). Mais, dès cette époque, il a subi l'influence des matérialistes de Feuerbach. Il connaît aussi très bien la philosophie de Hegel.

Après 1849, il crée avec Engels la « ligue des communistes », qui fut dissoute en 1852. En 1864, il fonde la première internationale.L’œuvre de Karl Marx est très vaste : .

• Thèse sur Feuerbach.
• La Sainte-Famille.
• Idéologies allemandes.
• La misère de la philosophie.
• Le manifeste du parti communiste.

Ensuite, il rédige son ouvrage le plus important : le capital, dont le tome 1 paraît en 1867, et les autres tomes après sa mort.

Karl Marx est avant tout un  philosophe qui observe de près les expériences socialeset politiques de son temps, en se mêlant à la politique et à l'action. La pensée de Karl Marx est issue d'une profonde réflexion sur la société de son temps et propose des solutions qui peuvent être projetées sur l'avenir et qui seront réalisées. La société que Marx observe est la société industrielle du XIXe siècle et les modes d'organisation du travail en vigueur à cette époque.

A -- Lacritique marxiste.

Pour bien comprendre le marxisme, il est nécessaire de le situer d'abord au milieu des courants ambiants, d'autant plus qu'il les critique tous. C'est le meilleur moyen de saisir l'originalité de la pensée marxiste.

La critique la plus sévère concerne Hegel, dont Karl Marx garde cependant l'explication dialectique de l'histoire. Mais il réfute violemment la philosophiehégélienne de l'état. Pour lui, Hegel est dans l'erreur quand il parle de la famille, du groupe, etc.... Hegel distingue en effet dans l'individu d'une part l'homme privé et d'autre part le citoyen. Pour Karl Marx cette distinction est artificielle, car, en fait, il n'y a que l'individu. Il faut donc admettre contre Hegel, que l'état n'a pas de fondement en soi, car il ne repose pas sur une réaliténaturelle. Pour Karl Marx l'état n'est qu'un moyen d'exercer le pouvoir.

De cette critique de Hegel, Marx tire la critique de toute idée de réforme intérieure de l'état. Il ne nie pas les progrès réalisés par le libéralisme et la bourgeoisie. Mais il constate que toute révolution politique ne conduit à rien, car elle est faite par une classe qui projette dans le nouvel état  sa situation particulièreen lui donnant faussement pour mission d'affranchir la société tout entière. Cela ne serait possible que si toute la société se trouvait dans la situation même de cette classe, c'est-à-dire si elle pouvait acquérir, à son gré, puissance, argent, culture, ce qui est impossible par le seul moyen de la réforme politique. Il faut donc d'abord une révolution qui transforme radicalement les structureséconomiques et sociales.

Pour la même raison, Karl Marx rejette le socialisme d'état car, à ses yeux, ce n'est pas par des subventions de l'état que l'on peut réduire les problèmes et qu'on édifie une société nouvelle. Les travailleurs ne sont pas maîtres de l'appareil étatique tant que des réformes de structures ne leur auront pas permis d'accéder pleinement et véritablement au pouvoir.

Marxrejette aussi l'anarchisme, parce que celui-ci demande, en fait, l'abdication de l'état du jour au lendemain et de  tout mettre en commun, ce qui aurait pour conséquence de réduire la véritable possession et la pleine liberté de l'individu. Marx est finalement très attaché à la propriété privée des biens de consommation contrairement aux clichés courants en la matière.

Enfin, Karl Marx...
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