Dissert

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  • Publié le : 12 juin 2010
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Dissertation philosophique

Sujet : Dans la République, VII, 540 d-541 b, Platon dit que le vrai philosophe est un homme libre qui, à la tête de la cité, voit la justice « comme la chose la plus importante et la plus nécessaire ». Or, on sait que la cité est organisée selon un ordre hiérarchique clairement défini et contraignant et que « l’homme lui ressemble ».
Comment démêler ce paradoxeapparent ?

La justice est un sujet phare de la philosophie de Platon. Pour lui, c’est une des clé de voûte pour une vie en société idéale. La justice de Platon permet de placer des repères, qui nous permette, nous, êtres humains ignorants, d’avoir chacun sa place. C’est paradoxal car d’un côté on nous assigne une place et de l’autre nous pouvons jouir de la liberté dans cette place. C’est surtoutun paradoxe pour nous, lecteur du XXIe d’un ouvrage du IVe avant J.C., les mentalités étaient tout à fait différentes.

Pour développer cet énoncé, nous commençons par la notion de la liberté humaine. Comment nous la voyons et, surtout, comment Platon la voit. Nous remarquerons que ces deux visions sont fortes éloignées l’une de l’autre. Puis, nous abordons l’organisation de la cité. Non pas leplan d’organisation mais pourquoi cette organisation est, d’après Platon, indispensable à une cité harmonieuse.

Pourquoi liberté et bonheur sont intimement liés dans la philosophie de Platon ? Comment un homme libre serait un homme contraint ? Pourquoi l’ordre hiérarchique mis en place dans la cité par le dirigeant n’est pas un musellement ?

La liberté de l’homme, d’après Platon, ne découlepas de la possibilité de tout en chacun, de vivre selon ses propres désirs, de mener une vie qui est dictée par les envies. C’est totalement l’inverse, c’est une maîtrise d’une partie de ses demandes.
Tout les désirs que nous ressentons proviennent de notre partie “animale”, c’est un appel puissant et, qu’une fois assouvis, nous donne une impression de bonheur. Mais cette sensation n’est qu’unsimulacre. Le bonheur et la liberté son à un stade bien plus avancé.
Pour avoir la possibilité d’accéder à la liberté, il faut suivre un canevas précis : en premier lieu pour espérer maîtriser ses désirs il faut les reconnaître. C’est-à-dire cibler quels sont les appels qui, de manière illusoire, nous comble. Ensuite, lorsqu’on les connaît, il s’agit de les dominer. Pour cela il est nécessaired’avoir une approche extrêmement rigoureuse. Cette approche est facilitée grâce au travail que les disciplines discursives ont insufflé en nous. La rigueur des mathématiques doit être utilisé dans notre cheminement intérieur, c’est un concept tout à fait indispensable dans la philosophie de Platon. Par conséquent il faut faire abstractions de nos désirs de manière radicale, les écarter de nos pensées.Car le fond du problème n’est pas le simple fait d’assouvir des désirs, le problème est que le cheminement pour satisfaire nos envies nous accapare l’esprit et nous empêche de plancher sur des questions d’une importance bien plus élevée. Alors, en maîtrisant ses désirs, l’on donne la possibilité à notre esprit de s’élever.
La plupart de nos désirs sont issus du monde sensible, ce n’est qu’uneimage, pas la réalité. Alors que la maîtrise de ses désirs permet à l’esprit d’être en intellection, et de peut-être atteindre le véritable bonheur, qui est l’idée. C’est lorsque l’on est détaché de ses désirs incessants, qui sont comme un boulet au pied, que la notion de liberté commence à prendre du sens. C’est un sentiment tout à fait primaire que de penser être libre alors que nous suivons uneroute tracée par quelqu’un, qui lui-même a un désir en nous proposant ce chemin. La vraie liberté est d’être détaché de toutes les suggestions mise en avant dans notre vie quotidienne, de sélectionner la voie que l’on désir vraiment, en toute connaissance de cause. Pour cela il est nécessaire d’avoir effectué un retournement de l’œil de l’âme au préalable, grâce à l’éducation et à notre soif de...
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