Dissert

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  • Publié le : 14 décembre 2009
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La décolonisation et ses conséquences

I – La première vague des émancipations (1945 – 1954)

1) En 1945, l’ordre colonial est ébranlé

• Le nationalisme indigène s’est développé dans l’entre-deux-guerres obligeant les métropoles à réprimer, en Inde ou en Afrique du Nord, les premières revendications d’indépendance. La Seconde Guerre mondiale amplifie le phénomène, en particulieren Asie. Les Japonais, dans les pays qu’ils occupent, constituent des gouvernements fantoches, ouverts aux élites locales. Les Britanniques, confrontés à la campagne de désobéissance civile déclenchée par Gandhi, concèdent à l’« Union indienne » un statut de dominion. En 1944, de Gaulle s’engage aussi lors de la conférence de Brazzaville à modifier le statut de l’Empire. Dès la fin du conflit, lesmouvements indépendantistes passent à l’offensive.
• La charte des Nations unies en 1945, après celle de l’Atlantique en 1941, proclame « le droit des peuples à l’autodétermination ». Dès 1945, les colonies italiennes sont émancipées. Britanniques et français renoncent à leurs mandats au Moyen-Orient. L’Union soviétique adopte des positions résolument anticolonialistes. Les Etats-Unis,liés aux puissances coloniales, ont une attitude plus ambiguë, craignant que les nouvelles nations ne rejoignent le camp communiste.

2) L’attitude des métropoles est hésitante

• La Grande-Bretagne a pratiqué par pragmatisme la politique d’association. Il comprend assez vite que ses intérêts économiques peuvent survivre à la perte de la domination politique. Dès 1936, il accordel’indépendance à l’Egypte. Les Britanniques acceptent l’indépendance, en général avant que celle-ci ne devienne inévitable, et admettent les nouveaux Etats dans le Commonwealth.
• La France, qui privilégie une politique d’assimilation, n’est guère préparée à accepter les revendications nationalistes. Certes, l’Empire se transforme en Union française en 1946, mais les pouvoirs accordés aux peuplesd’outre-mer restent largement symboliques. A Sétif, en mai 1945, l’armée réprime brutalement des insurrections. Cédant aux pressions des colons et de ceux qui assimilent la grandeur de la France à son empire, les gouvernements successifs engagent la France dans des guerres coloniales qui précipitent l’échec de la IVe République.

3) L’éveil de l’Asie

• En Inde, les Britanniques envisagentd’abord de retarder l’indépendance en s’appuyant que la minorité musulmane. Mais devant la menace de guerre civile, le vice-roi, Lord Mountbatten, se résout à la partition du pays. Le 15 août 1947, deux Etats accèdent à l’indépendance : l’Union indienne à majorité hindoue, et le Pakistan musulman, divisé en deux territoires distants de 1700 km. Le départ précipité des Britanniques s’accompagne detransferts massifs de population, de massacres et de conflits frontaliers (Cachemire). Les deux autres composantes de l’ancien empire des Indes accèdent aussi à l’indépendance : la Birmanie en 1947 et Ceylan (Sri Lanka) en 1948. Enfin, la Malaisie devient un Etat souverain en 1957.
• Après la capitulation japonaise, Hô Chi Minh proclame l’indépendance du Vietnam. Les négociations entre laFrance et le Viêt-Minh échouent : la guerre d’Indochine éclate en 1946. Le Viêt-Minh bénéficie de l’aide chinoise à partir de 1949. La guerre prend fin avec la chute du camp retranché de Diên Biên Phu, le 7 mai 1954. Aux termes des accords de Genève en juillet, l’indépendance du Laos, du Cambodge et du Vietnam est reconnue.

II – Les indépendances africaines

1) La décolonisation del’Afrique noire

• La conférence de Bandung en Indonésie (1955) relance l’aspiration des peuples africains à l’indépendance alors que la crise de Suez (1956) discrédite les puissances coloniales. Comment ne pas accéder aux aspirations des élites indigènes, formées selon les grands principes européens de liberté et de fraternité ?
• La marche vers l’indépendance est inexorable. Dans...
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