Dissertation - attendez-vous d’un roman qu’il rende compte du réel ?

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  • Publié le : 24 mars 2011
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Sujet : Attendez-vous d’un roman qu’il rende compte du réel ? Vous vous appuierez, pour répondre, sur les 3 textes joints (feuille séparée) et sur les textes et œuvres étudiés en cours. Vous pouvezaussi lire d’autres récits de Maupassant ou de Zola (ou d’autres auteurs, à votre choix) pour étoffer votre réflexion.

Tout d’abord, définissons les termes littéraires : roman et réalisme
Le romanest un récit de fiction qui présente, comme réels, des personnages dont il décrit les aventures, le milieu social et la psychologie.
Le réalisme est un mouvement littéraire dont le contexte del’œuvre est contemporain, non passé. Le réalisme a pour caractéristique de représenter le monde réel sans l’idéaliser. Est-ce qu’un roman rend-il compte du réel ?
Il faut décomposer le roman : quelle partoccupe les faits réels ? Quelle part occupe l’expérimental, l’imagination, l’originalité de l’auteur ?
Le roman peut rendre compte du réel, car un roman tient sur la base de l’observation.L’observation, c’est la description du réalisme : on décrit ce que l’on voit sans l’étoffer d’une idéalisation de l’auteur. Par exemple, Emile Zola, lors de l’écriture du roman Germinal, observait les faits del’époque comme des mineurs qui sortaient de leur mine pour rentrer chez eux ; après que ces personnages soient hors du champ de vision de Zola, l’observation s’arrêtait.
Mais dans les romans de Zola,après l’observation, l’histoire continue : il imagine ce que les mineurs faisaient après être rentrés chez eux, sans pour autant voir ce que les personnages font. Il y a donc un travail d’originalitéde la part de l’écrivain.
D’après Claude Bernard, les auteurs sont faits d’un observateur et d’un expérimentateur. L’observateur décrit ce qu’il voit et l’expérimentateur invente l’histoire qui vasuivre. L’expérimentateur fait appel à l’imagination, à l’originalité de l’écrivain. Claude Bernard pense donc que les romans d’Emile Zola ne sont pas seulement issus de l’observation mais...