Dissertation baudelaire

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  • Publié le : 22 mai 2011
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Dissertation : « Tu m’as donné ta boue et j’en ai fait de l’or »

« Il m’a paru plaisant, et d’autant plus agréable que la tâche était plus difficile, d’extraire la beauté du Mal », écrit Baudelaire. Pensez-vous que la poésie ne doive servir que la Beauté et se détourner du réalisme ? Vous appuierez votre réponse sur des exemples précis.

Questions :
1) Relevez dans les textes du corpuset dans le document iconographique les détails réalistes et les éléments qui engendrent ou mentionnent la laideur ou l’horreur.
2) D’où peuvent naître l’esthétique et la poésie des différents documents ?

Corpus :

|Rimbaud, « Les pauvres à l’église », Poésies, 1871. |P. de Ronsard, « Quand vous serez bien vieille … », Sonnets pour |
|Parqués entre des bancsde chêne, aux coins d'église |Hélène, 1578 |
|Qu'attiédit puamment leur souffle, tous leurs yeux | |
|Vers le chœur ruisselant d'orrie et la maîtrise |Quand vous serez bien vieille, au soir, à lachandelle, |
|Aux vingt gueules gueulant les cantiques pieux; | Assise auprès du feu, dévidant et filant, |
|Comme un parfum de pain humant l'odeur de cire, | Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant : |
|Heureux, humiliés comme des chiens battus,| « Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle ! » |
|Les Pauvres au bon Dieu, le patron et le sire, |Lors, vous n'aurez servante oyant   telle nouvelle, |
|Tendent leurs oremus risibles et têtus. | Déjà sous le labeur à demi sommeillant, |
|Aux femmes, c'est bien bonde faire des bancs lisses, | Qui au bruit de Ronsard ne s'aille réveillant, |
|Après les six jours noirs où Dieu les fait souffrir! | Bénissant votre nom de louange immortelle. |
|Elles bercent, tordus dans d'étranges pelisses, | Je serais sous la terre, et, fantôme sans os,|
|Des espèces d'enfants qui pleurent à mourir. |10 Par les ombres myrteux   je prendrai mon repos ; |
|Leurs seins crasseux dehors, ces mangeuses de soupe, | Vous serez au foyer une vieille accroupie, |
|Une prière aux yeux et ne priant jamais,| Regrettant mon amour et votre fier dédain. |
|Regardent parader mauvaisement un groupe | Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain : |
|De gamines avec leurs chapeaux déformés. | Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie. |
|Dehors, le froid, la faim, etpuis l'homme en ribote: | |
|C'est bon. Encore une heure ; après, les maux sans nom ! | |
|-Cependant, alentour, geint, nazille, chuchote ||
|Une collection de vieilles à fanons: | |
|Ces effarés y sont et ces épileptiques, | |
|Dont on se détournait hier aux carrefours, |...
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