Dissertation candide

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  • Publié le : 24 mars 2010
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Rastignac met tout de suite à profit Mme de Beauséant joue une part active à certains moments bien précis. En effet, le fil conducteur du roman est étroitement lié aux faits et gestes de Rastignac, en le suivant le narrateur peut parler des différents aspects de la société perçus à travers les yeux de l’étudiant.

Plus en avant dans le récit, se situe la véritable exposition du personnage,grâce à un passage plus conséquent qui lui est accordé (p.99-117)
Cette visite de Rastignac à la vicomtesse voit son importance soulignée par le narrateur, « il allait donc voir pour la première fois les merveilles de cette élégance personnelle qui trahit l'âme et les mœurs d'une femme de distinction. » (p.99). Après avoir perdu l'espoir de séduire la comtesse Anastasie de Restaud, il va chez sacousine pour qu'elle lui conseille le chemin à suivre dans sa quête, car Eugène veut y « parvenir ! » au sens de Vautrin (p.151).
Tout comme la pension Vauquer, dont les traits miment ceux des personnages y vivant, la description de l'hôtel de Beauséant est aussi celle de la vicomtesse. Mme de Beauséant est en harmonie avec son habitat, comme Mme Vauquer avec la pension, elle est traitée par leréalisme de l'auteur. Les éloges de cette description participent pleinement à la construction de ces traits. L’hôtel est décrit par un ensemble de couleurs royales, il y a le rouge, le doré, le bleu, le blanc (p.99) qui font pair avec l’ordre de la vicomtesse « rendez-le-moi blanc » à propos de son nom qu'elle veut bien prêter à Rastignac (p.117). Grâce à ce nom, Eugène peut monter commencer sonascension sociale et s’initier à la vie aristocratique.

Le premier dialogue commence par un « Adieu » du marquis d'Ajuda et montre une vicomtesse chagrinée par son amour insatisfait ainsi qu’un marquis, qui apparemment embarrassé de cette situation, s’empresse de quitter les lieux à l’arrivée de l’étudiant. La vicomtesse aime exclusivement son Portugais. Dès lors, ce lien brisé débouchera sur sonexil, après la souffrance des « mortelles appréhensions » (p.103). Ici, le narrateur s'attarde sur madame de Beauséant afin de mettre en évidence ce terrible drame parisien vu à travers les yeux d’Eugène, suspendu par cette tension sentimentale (p.104 : « Hein ? »). Il découvre les trahisons que font preuve les hommes appartenant à la haute aristocratie.

Le second s'élabore entre Clara et Eugèneauquel s'ajoutera puis s'éclipsera la duchesse de Langeais qui est perçue aussitôt comme une personne pensant de la même façon que la vicomtesse, « ces deux femmes doivent avoir les mêmes affections. » (p.106). De nombreux détails attestent cette remarque, en plus de « l'effusion caressante » marquant leur rencontre, la duchesse est la seule à nommer sa grande amie par son prénom : Clara. Les deuxfemmes ont chacune le même chagrin, duquel elles sont « éperdument éprises » (p.107). Cette conversation entre Mme de Beauséant et Mme de Langeais lui fait découvrir la fausse amitié de la duchesse. Apparemment Eugène doit se méfier autant de ses ennemis que de ses amis. A la suite de leur dialogue, ces deux aristocrates se vouent à expliquer le monde, voire « la vie » (p.106), au jeune RastignacCet épisode est une leçon d’apprentissage qui explique les précédentes fautes commises par Eugène. Les deux femmes font comprendre à l’étudiant que dans cette société, il ne faut pas se lamenter (p.109 : « Nous autres femmes, nous ne voulons jamais de ce dont personne ne veut ») et il faut être au courant des commérages mondains afin d’éviter de commettre toutes sottises, telles que se présenterchez une femme à l'heure habituelle où elle reçoit son amant (p.110-114 : « Mais, enfant que vous êtes […] ses filles ont laissé le zeste du coin »).

Après que la duchesse soit partie, la vicomtesse s’exclame sans faire attention à la présence de son cousin. Elle rajoute le mot « méchant » par rapport à son dernier discours sur le monde parisien (p.114: « Le monde est infâme et méchant). Ce...
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