Dissertation : comment l'adn est il le support de l'hérédité?

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 6 (1261 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 28 novembre 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Devoir maison
Lecture en biologie

Sujet : Si vous aviez été étudiant dans les années 40, on vous aurait appris que les protéines étaient le support de l’hérédité. Décrivez les expériences et les arguments qui ont amené à la démonstration que l’ADN était le support de l’hérédité. Vous êtes étudiant en 2011, peut-on considérer encore que toute l’hérédité est contenu dans l’ADN ?

Source :Wikipédia page sur l’ADN et sur la génétique ; Réfléxiences (le magasine de la culture scientifique) ; FMI HEBDO : science technologie article du 12/06/2003 « l’ADN n’est plus le seul maître de l’hérédité »

L’ADN, acide désoxyribonucléique, est la molécule de l’hérédité. Elle contient sous forme codée toutes les informations permettant le bon développement et fonctionnement d’un organismevivant quelle que soit son origine (animal, bactérien ou végétal). Elle est donc le lieu de stockage de l’information génétique mais permet aussi sa transmission de génération en génération grâce à la réplication des gènes. Ce phénomène de transmission est appelée hérédité et est donc régi par les lois de Mendel. L’ADN va être transcrit en ARN qui sera à son tour traduit en protéines. Nous avonslongtemps pensé que ces dernières étaient le support de l’hérédité mais à tort. Comment s’est déroulée la découverte de l’ADN ? Pouvons-nous toujours penser, en 2011, que toute l’hérédité est contenue dans l’ADN ?

Depuis la découverte en 1869 par Friedrich Miescher d’une substance riche en phosphore non protéique et non lipidique dans le noyau des cellules appelée nucléine, nous pensons que lesupport physique de l’hérédité est les protéines. Entre temps, le pathologiste et histologiste allemand Richard Altmann a découvert l’acide nucléique en séparant à partir de la nucléine, des protéines et une substance acide. Un autre allemand, Albert Kossel en 1896 découvre les quatre bases azotées adénines, guanine, thymine et cytosine contenue dans l’acide nucléique. Il faudra attendre 1928 pourparler enfin d’acide désoxyribonucléique.
En 1928, Frédérick Griffith réalise une expérience qui portera son nom plus tard et qui permet d’établir un transfert d’information génétique entre différents organismes. Pour cela, il injecte une souche vivante de pneumocoque de type rugueux mais non virulente à une souris. Il observe la survie de la souris. A une autre, il injecte une souche lisse maisvirulente et il observe la mort de la souris. Sur une troisième, il injecte une souche lisse mais morte. La souris survit. Pour la dernière expérience, il injecte une souche rugueuse vivante ainsi qu’une souche lisse et morte à la souris et provoque sa mort. Il identifie la présence des deux types de pneumocoque présent dans le sang. Il a aussi montré le transfert de l’antigène en plus de lavirulence parce que si la souche rugueuse et non virulence est de type antigénique II par exemple, et qu’on y ajoute un pneumocoque de type lisse virulent et antigénique III, les pneumocoques encapsulés que l’on récupère seront de type antigénique III.
Trois chercheurs en 1944 modifient l’expérience de Griffith. Il s’agit d’Avery, MacLeod et McCarty, trois Américains qui découvrent qu’en fait latransformation de la bactérie rugueuse non létale est due à l’intégration, dans sa cellule, d’un fragment d’ADN provenant de la bactérie lisse et létale. Pour cela, ils incubent les bactéries de la souche rugueuse avec différents extraites de cellule de la souche lisse contenant soit les cellules lysées soit les protéines soit l’ADN pur. On observe l’apparition dans les boîtes de Pétri des bactériesayant le phénotype de la souche lisse. L’ADN serait donc responsable de la transformation génétique des bactéries et serait donc le support de l’hérédité mais certains scientifiques restent sceptiques sur le sujet et préfèrent penser que ce sont les protéines qui sont le support de l’hérédité.
Il faudra attendre 1952 pour valider l’hypothèse que l’ADN était bien le support de l’hérédité grâce à...
tracking img