Dissertation du bac

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  • Publié le : 9 mai 2010
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Si je souscris globalement à certains des arguments invoqués dans l’article de Joaquim Oliveira et Tristan Price (« Brésil : Désormais plus qu’un simple potentiel », L’Observateur de l’OCDE 228,septembre 2001), je crains que les auteurs ne pêchent par excès d’optimisme.
L’horizon à long terme du Brésil s’est certainement amélioré depuis une dizaine d’années mais pour parvenir au but, nous nousheurtons hélas à une succession interminable de problèmes à court terme. Le chemin est semé d’embûches. Et les défis sont nombreux.
Premièrement, la croissance reste bridée par la situation de labalance des paiements – en dépit d’une dépréciation substantielle du real vis-à-vis du dollar ces trois dernières années. Tout hoquet de l’économie mondiale, toute aggravation de l’aversion pour lerisque des investisseurs financiers mondiaux, etc... nous ramènent à cette réalité. Notre vulnérabilité face au financement extérieur continue de nous hanter, et avec elle le sentiment de ne pas avoirfait assez pour créer une « culture exportatrice » dans le secteur privé et pour convaincre nos partenaires commerciaux (États-Unis, Europe) d’abaisser leurs obstacles à l’importation de bon nombre denos produits.
Deuxièmement, les taux d’intérêt réels qui avoisinent les 11 % à 12 % sont trop élevés ce qui rend presque impossible la gestion des finances du secteur public. Les auteurs ont absolumentraison de rappeler que des contraintes budgétaires très strictes ont été imposées à tous les niveaux d’administration et que la politique budgétaire s’inscrit maintenant dans un cadre plussatisfaisant. Il n’en demeure pas moins que le déficit du secteur public reste dans une fourchette de 2 % à 3 % par an, conséquence de l’augmentation constante des obligations au titre du service de la detteque le gonflement de l’excédent primaire ne parvient pas à compenser. L’endettement du secteur public s’élève maintenant à environ 55 % à 60 % du PIB et, à l’approche des élections générales, la...
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