Dissertation euthanaise

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  • Publié le : 7 décembre 2009
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Dissertation : L’euthanasie.

Introduction :
Le mot euthanasie est formé de deux éléments tirés du grec, le préfixe eu, « bien », et le mot thanatos, « mort » ; il signifie donc littéralement « bonne mort», celle qui délivre des souffrances intolérables. Pour ne pas être comparée à un suicide, cette mort, doit être procurée par un tiers. Ce tiers compatissant déclenche donc la mort d’unepersonne atteinte d'une maladie très douloureuse et incurable. Aujourd’hui, dans un système comme le notre, où la médecine, et l’hygiène ont fait de formidables progrès, notre durée de vie a considérablement été allongée. Dans ce cadre, qui offre le meilleur accompagnement médical possible en termes de prise en charge de la douleur, tout malade peut être réanimé et maintenu en vie presqueindéfiniment. La question se pose donc de savoir, si l’euthanasie est un acte légitime dans le sens où une personne peut, étant sous une tutelle médicale, demander sa mort. Pour répondre à ce problème, il serait intéressant d’étudier la question morale qu’implique cette pratique (I) et la complexité du sujet (II).

I- Une question morale.

Le concept de l’euthanasie (A) répond à des enjeux religieux,moraux, déontologiques (B) dont les implications pratiques et théoriques sont à éclaircir.
A- Les différentes conceptions d’euthanasie.

Pour bien, traiter le sujet, il est indispensable de différencier les deux types d’euthanasies existantes : la passive, et l’active. L’active consiste en un acte volontaire en vue d'abréger la vie du patient, tandis, que la passive, consiste à cesser untraitement curatif ou à arrêter l'usage d'instruments ou de produits maintenant un patient en vie. Dans le dernier cas, on n’aide pas le patient à mourir directement, on supprime simplement tout outil qui l’aide à combattre la mort.
Différents agents dénoncent cette mise en opposition. En effet, ils considèrent que c’est n’est qu’une mise en avant des moyens, en vue de cacher le but visé. Ce problèmeévident, amène la question de l’objectivité des soins apportés par les équipes médicales, à un patient en stade terminal ; par exemple, les soins palliatifs. Bien que le code civil, à l’article 1110-9 énonce que « toute personne malade dont l'état le requiert a le droit d'accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement». Article 1110-10, du code civil : « Les soins palliatifs sont dessoins actifs et continus pratiqués par une équipe interdisciplinaire en institution ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage. »


B- Responsabilité et respect du patient.

L’euthanasie peut également être classifiée par type de consentements. Il en existe deux types : -Euthanasie volontaire, c'est-à-dire lorsqu'un individu a la capacité mentale et physique de demander de l'aide pour mourir et qu'il le demande.
- Euthanasie non volontaire, qui se distingue en deux acceptations. La première lorsqu'un individu n'a plus la capacité mentale et physique de demander de l'aide pour mourir mais a précédemment exprimé une telle volonté. La deuxième, lorsqu'un individu n'aplus la capacité mentale et physique de demander de l'aide pour mourir ou de s'y opposer et qu'on ignore quelle aurait été sa volonté.
Dans les deux cas, ne l’oublions pas l’acte commit par le tiers, puisque le patient n’a pas la possibilité de se tuer par lui-même, est un acte juridiquement punissable. C’est pourquoi il est question de responsabilité. En effet, selon l’article 69 du code dedéontologie, «L'exercice de la médecine est personnel ; chaque médecin est responsable de ses décisions et de ses actes. » Cela signifie que le médecin est responsable de ses actes devant ses pairs et ses patients. S’il commet une faute, il peut être sanctionné et contraint d’indemniser sa victime. Cette faute peut être l’euthanasie.
Mais le déclanchement de la mort d’un patient, m’engage pas...
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