Dissertation humour

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  • Publié le : 16 mars 2010
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Amari Medhi
1°S3
Pour le 19 Décembre 2008

Sujet : Pensez-vous que l’on puisse traiter de sujets graves et sérieux sur le mode plaisant ou humoristique ? Vous appuierez votre réponse sur le corpus ci-dessus et sur des exemples empruntés à d’autres formes d’art, y compris le cinéma.

Introduction :

Lorsque l'on écrit pour exprimer ses idées à un public large sur un problème, unesituation importante ou grave, la censure est là pour établir certaines limites. Auparavant, la censure s'est montrée très restrictive à la fois sur le contenu, c'est à dire en rapport avec le sujet traité, mais aussi sur la forme, le registre de l'œuvre littéraire. Mais nous pouvons nous demander si de nos jours la liberté d'expression ne porte pas plus sur le sujet dont on parle, que sur leregistre et la manière dont l'auteur à choisi de s'exprimer.
Il se pose alors une question: pouvons-nous traiter de sujets sérieux, et même graves sur le mode humoristique ou bien plaisant?
Pour répondre à cette question nous allons tout d'abord expliquer depuis qu’elle époque le mode plaisant est-il utilisé ainsi que ces fonctions ; pour cela, nous prendrons appuis sur de divers exemples àdifférentes époques. Puis nous observerons les différents inconvénients de ce mode à l’aide, encore une fois, d’exemples variés. Enfin nous exposerons une synthèse en troisième partie afin d'aider à la compréhension générale, qui portera sur les principaux arguments sur la nécessité de la liberté d'expression mais également sur ses limites.

1/ L’humour, pour la transmission d’idées.

A. Le modeplaisant, utilisé depuis bien longtemps.

1. Le mode plaisant à toutes les époques.

Depuis longtemps, les auteurs, artistes, humoristes ont compris que faire passer des messages importants, sérieux et même grave, sur le mode plaisant ou humoristique, pouvait enrichir sa transmission et remettre en question les esprits ainsi que pour éviter la censure. En effet, depuis plusieurs sièclesl’humour est utilisé comme « médiateur de la société ». On l’e voie apparaître comme tel au XVIème siècle, par exemple avec Michel de Montaigne, en 1580 avec Les Essais, qui critique le monde Européen et sa mentalité envers le peuple de l’autre monde, notamment avec Des Cannibales et Des Coches, grâce à une ironie. Ce mode sera particulièrement repris au siècle des lumières, XVIIIème siècle, parexemple avec le philosophe Diderot, en 1771 avec Supplément au voyage de Bougainville, qui critique là aussi la société Européenne de l’époque face au monde extérieur, avec ici comme appui un étranger qui par en voyage, arrive à Tahiti, et qui est confronté à un nouveau peuple très accueillant. Jean Jacques Rousseau, philosophe des lumières, utilise aussi ce mode, avec Emile ou De l’éducation, ledocument D du corpus, en 1762, qui reprends ironiquement le machisme de certains hommes envers les femmes.. Puis, de nos jours, l’ironie c’est adaptée à d’autres formes d’art, comme la presse et les journaux. Par exemple, les caricatures de Jean Plantureux surnommé « Plantu », qui figure dans le journal, Le Monde, et à travers lesquelles il exprime sa vision de « la liberté de la presse ». Mais encore,le Canard enchaîné qui est un grand spécialiste de la critique ainsi que le journal télévisé, Les Guignols de l’info, qui traitent l'information avec une ironie comparable à celle qu'emploie Plantu, mais aussi plus flagrante, il caricature sévèrement tout le monde, hommes politiques, célébrités… Ces deux derniers journaux cherchent à dénoncer ou critiquer, par la caricature, la parodie et autre,les maladresses de personnalité et leurs incohérences voir de sujets plus graves comme des attentas, génocide et autres. Dernièrement, des humoristes reprennent des sujets graves, dans leurs spectacles, avec par exemple Gad Elmaleh et son sketch La Clope, qui dénonce la dépendance et le ridicule des fumeurs accros au tabac avec un humour des plus décontractants.

2. Un moyen d’échapper à...
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