Dissertation la fille aux yeux d'or

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  • Publié le : 30 mars 2011
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Un des spectacles où se rencontre le plus d'épouvantement
est certes l'aspect général de la population parisienne,
peuple horrible à voir, hâve, jaune, tanné. Paris n'est-il pas
un vaste champ incessamment remué par une tempête
d'intérêts sous laquelle tourbillonne une moisson
d'hommes que la mort fauche plus souvent qu'ailleurs et
qui renaissent toujours aussi serrés, dont les visagescontournés, tordus, rendent par tous les pores l'esprit, les
désirs, les poisons dont sont engrossés leurs cerveaux; non
pas des visages, mais bien des masques: masques de
faiblesse, masques de force, masques de misère, masques
de joie, masques d'hypocrisie; tous exténués, tous
empreints des signes ineffaçables d'une haletante avidité?
Que veulent-ils? De l'or, ou du plaisir?
Quelquesobservations sur l'âme de Paris peuvent
expliquer les causes de sa physionomie cadavéreuse qui
n'a que deux âges, ou la jeunesse ou la caducité: jeunesse
blafarde et sans couleur, caducité fardée qui veut paraître
jeune. En voyant ce peuple exhumé, les étrangers, qui ne
sont pas tenus de réfléchir, éprouvent tout d'abord un
mouvement de dégoût pour cette capitale, vaste atelier dejouissance, d'oùbientôt eux-mêmes ils ne peuvent sortir
et, restent à s'y déformer volontiers. Peu de mots suffiront
pour justifier physiologiquement la teinte presque
infernale des figures parisiennes, car ce n'est pas
seulement par plaisanterie que Paris a été nommé un
enfer. Tenez ce mot pour vrai. Là, tout fume, tout brûle,
tout brille, tout bouillonne, tout flambe, s'évapore, s'éteint,
se rallume,étincelle, pétille et se consume. Jamais vie en
aucun pays ne fut plus ardente, ni plus cuisante. Cette
nature sociale toujours en fusion semble se dire après
chaque oeuvre finie: - A une autre! comme se le dit la
nature elle-même. Comme la nature, cette nature sociale
s'occupe d'insectes, de fleurs d'un jour, de bagatelles,
d'éphémères, et jette aussi feu et flamme par son éternel
cratère.Peut-être avant d'analyser les causes qui font une
physionomie spéciale à chaque tribu de cette nation
intelligente et mouvante, doit-on signaler la cause
générale qui en décolore, blêmit, bleuit et brunit plus ou
moins les individus

A force de s'intéresser à tout, le Parisien finit par ne
s'intéresser à rien. Aucun sentiment ne dominant sur sa
face usée par le frottement, elle devient grisecomme 1e
plâtre des maisons qui a reçu toute espèce de poussière et
de fumée.

ENTREE EN MATIERE POSSIBLE

Balzac dans cet extrait de La fille aux yeux d'or voit Paris comme un enfer. L'enfer fait penser au feu, aux flammes donc Balzac utilise cette image pour décrire Paris. D'après Balzac les hommes et les femmes allant vers Paris ne vont pas pour se développer, se réveiller mais pour mourir.Image de Paris = beaucoup d'hommes partent sur Paris pour faire fortune et en réalité beaucoup d'entre eux s'enfonce dans un monde ou l'argent, la beauté, les relations sont seuls maîtres voir exemple " Bel ami "

PETITE DESCRIPTION DE BALZAC
Balzac (1799; 1850) 
C'est le romancier qui a rassemblé l'ensemble de son œuvre dans la comédie humaine.
L'ambition de Balzac est d 'effectuer sur lasociété de son temps une étude exhaustive et détaillée comparable à celle que réalise les naturalistes sur les espèces zoologiques = observations minutieuses de la société française de la première moitié du 19ème siècle. Il veut décrire Paris, la Province, l'Aristocratie et la Bourgeoisie.

Introduction :
"La fille aux yeux d'or" termine le triptyque de l'histoire des 13 ( Ferragus et laduchesse de Langeais. Henry de Marsay, jeune dandy parisien se prend de passion pour la fille aux yeux d'or. Paquita Valdes mais il découvre qu'elle a une autre relation. Pour se venger de Paquita il décide à l'aide d'un groupe d'amis de la tuer. Ce groupe d'amis = société secrète = les Treize
En ouverture à cette étrange histoire Balzac composa ce tableau de l'enfer parisien à Eugène Delacroix...
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