Dissertation le desir est il une souffrance

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  • Publié le : 12 mars 2010
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«Il n'y a de l'avenir que pour celui qui désire» comme dirait Lavelle. Pourtant le désir se définit par la recherche d'un objet que l'on imagine ou que l'on sait être source de satisfaction, celui ci s'accompagne donc automatiquement d'un sentiment de manque, de privation. L'ambiguïté du désir prend alors tout son sens. Si désirer est souffrir, n'est ce pas toute la vie d'un homme qui est unesouffrance? D'où l'importance du mot «necessairement», doit-on voir la souffrance causée par le désir comme une fatalité? Celui ci ne cache t'il pas en réalité un certain nombre d'aspects positifs? C'est ce que nous tenterons de démontrer dans un plan en deux parties. Nous etudierons premièrement l'apparance négative du désir, et dans un deuxième temps ses bienfaits.
I- Tout désir est un manquequi nous fait souffrir: la négativité du désir.
A) Le désir à l'origine de souffrance morale
Traditionellement nous definissons le bonheur comme la satisfaction de nos désirs, par deduction, notre malheur viendrait de leur insatisfaction. Nous pourrions penser que dès lors que ceux ci sont comblés, la plénitude et le bonheur apparaitraient. Or, à peine avons nous cesser de desirer un objet quel'on en désire un autre. L'objet possédé perd de sa valeur, la valeur d'un objet s'apparantant au degres de désirabilité qu'on lui attribue. Le désir ne s'arrête donc jamais et n'est jamais satisfait. Prenons l'exemple de l'argent et de la base de l'economie mondiale: le capitalisme. On désire toujours chaque année produire plus, créer plus de richesse et par consequent chaque année faire plus deprofit que l'année precedente. On s'imagine qu'une fois l'année terminée il y aura une grande satisfaction s'il y a profit, mais la plupart du temps les esprits sont déjà tournés vers l'année suivante. Nous pouvons donc caractérisé le désir d'illimité, ou bien d'infini. Le désir peut ainsi nous conduire à l'obsession dans le sens où la recherche d'une satisfaction ne s'arrête jamais. Le désirest-il donc à l'origine d'une souffrance morale? Il est en effet possible de parler d'une souffrance qui proviendrait d'une frustration: la sensation de ne jamais être satisfait, ou bien le fait que le désir réalisé peut s'averer decevant. Les moyens déployés pour le comblé, et l'image que notre imagination nous en a fait peuvent décroitre l'importance de l'objet désiré une fois possédé. Nous souffronsparce que nous désirons. Mais ce n'est pas la seule relation qu'il existe entre «souffrir» et «desirer».

B) A l'inverse, n'y a t'il pas une souffrance à l'origine du désir?
En effet, nous désirons ce que nous n'avons pas, ce qui se traduit par un manque, une absence, donc: une souffrance. De ce fait, nous comprenons que c'est parce que nous désirons que nous souffrons, la représentation dumanque fait naitre l'envie, le désir.. L'envie nait lorsque l'on se compare à un autre, qui peut posseder objet ou autre que l'on a pas, et qui par conséquent nous fait envie. Ce simple objet donne une impression d'inferiorité qui n'a surement pas lieu d'être, certes. Il ne s'agit là que d'un manque materiel, qu'en est-il du manque d'autrui? Platon y voit quelqu'un chose qui va plus loin que lepsychisme. Il décrit le désir comme un manque profond et developpe le mythe de l'androgyne pour justifier sa théorie. Celui ci nous raconte qu'auparavant il existait des créatures à la fois mâle et femelle, mais suite à une rebellion et une puissance trop importante, Zeus du se résoudre à les couper en deux: l'homme et la femme sont alors deux êtres distincts. Appollon fut chargé de recoudre lapeau, cette cicatrice est vécu comme une terrible souffrance. Le besoin de l'autre étant permanent, cette dépendance marque une veritable faiblesse de l'Homme. D'où l'idée du manque affectif dans une histoire d'amour par exemple. Nous pouvons rattacher cela à la notion «D'âme soeur» qui dit que chacun d'entre nous a sa moitié complémentaire quelque part. Ce désir d'unité laisse place à un certain...
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