Dissertation levinas autrio

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  • Publié le : 9 mai 2010
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Dans les philosophies classiques, on tire de soi-même les vérités et les raisons morales qui nous poussent à aller vers les autres. Lévinas, lui, montre qu’à partir de la rencontre avec Autrui, dans la nudité de son visage, naît immédiatement à la conscience le respet d’Autrui et une responsabilité transcendantale du Même pour Autrui.
Nous allons voir comment naît en moi cette responsabilitétranscendantale pour Autrui puis en quoi elle remet en cause la liberté comme fondement premier et essence de l’individu et les particularités de cette responsabilités.
La rencontre avec autrui dans la nudité de son visage (I) me bouleverese en remettant en cause ma liberté (II) et établit ma liverté nouvelle comme responsabilité transcendantale qui est dévotion pour Autrui (III).

Dansson texte, Lévinas évoque la rencontre du Même avec Autrui qui est à l’origine de la naissance pour le Même de la perception de l’infini.
Tout d’abord les deux notions du Même et d’Autrui sont à éclaircir. Le Même est l’individu étudié, duquel on analyse les conséquences de la découverte d’Autrui dans la nudité de son visage. Autrui est défini par Lévinas comme le premier venu. Il est doncaussi bien l’homme en face duquel on est assis dans le métro qu’une vieille connaissance. Ce « premier venu » a donc un caractère universel, Lévinas désigne ainsi n’importe quel homme en face duquel on se trouve. Cependant il s’agit de n’importe qui, dans la condition de la nudité de son visage. Ce visage n’est pas peau, nez, front comme on pourrait le penser et qui ne serait voir en Autrui qu’unechose et non un Homme. Le visage d’Autrui est l’expression de sa vulnérabilité, il s’agit de toute partie de chair : la nuque, le visage, les bras, où Autrui apparaît vulnérable, exposé à la violence potentielle du Même.
Les contacts entre le Même et Autrui sont de deux types selon Lévinas : soit un contact spatial soit l’affectivité et la connaissance de la fraternité mais en tout cas cescontacts qui sont des contacts moraux ou la tendance naturelle de l’homme à lier des leins ne sont synthèse. Le dévouement à l’Autrre en effet se fait dans le respect de son caractère mystérieux et non dans la volonté d’assimiler l’autre pour le connaître comme c’est le cas dans les philosophies classiques de la liberté, qui serait synthèse.
La rencontre entre Autrui et le Même se fait donc dans ladécouverte de la nudité du visage d’Autrui, livré au Même. La nudité du visage d’autrui de cette vulnérabilité est destabilisante, d’abord pour le Même qui se retrouve confronté à une pulsion de destruction de cette fragilité, émanant de sa liberté et pourtant le message principal porté par le visage d’autrui est selon Lévinas le commandement « tu ne tueras point » qui est par ailleurs le cinquièmecommandement divin de la religion catholique.
Lorsque je rencontre Autrui je suis frappé par une expérience qui est celle de la découverte d’un monde que je ne peux connaître entièrement dont je surprends quelques expressions (pleurs, sourire, douleur…) mais qui ne révèle qu’une partie de ce que je perçois immédiatement comme inassimilable dans sa totalité. La rencontre de l’Autre, de son visageest la rencontre avec quelque chose qui dépasse totalement et pour toujours ma pensée, l’idée que je peux m’en faire et en ce sens, je rencontre l’infini. En rencontrant Autrui dans sa vulnérabilité je pense quelque chose qui restera toujours au delà de ma pensée et c’est là que naît l’infini et c’est que Lévinas donne comme étant la découverte de Dieu, que je ne peux que désirer dans mafinitude. Ainsi la rencontre avec l’être humain permet de définir Dieu et non inversement.
La rencontre avec Autrui me bouleverse en me mettant face à l’infini mais aussi face à la finitude de mes pouvoirs, face à une limitation de ma liberté accusée d’injustice.

Dans nos philosophies, la liberté est constitutrice de l’individu. L’exercice de la raison, de la liberté comme « conscience de… »...
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