Dissertation: monnaie et financementde l'économie

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  • Publié le : 15 décembre 2010
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TEAHAMAI Olivier
LA MACHINE DETRUIT-ELLE L’EMPLOI ?

Introduction :
Le sujet appelle une réflexion critique sur le sens et la valeur réelle d'une crainte répandue dans le monde moderne : celle qu'inspire la technique productrice de machines. Les raisons d'une telle crainte sont multiples ; mais sont-elles de véritables raisons ? Y a-t-il un fondement légitime à la peur qu'inspirent lesmachines ? Depuis un siècle, le progrès technique a modifié la structure sociale, mais n'a pas fait disparaître l'emploi. Aujourd'hui, la mondialisation change une nouvelle fois la donne. La crainte que l'emploi disparaisse ou se réduise n'est pas nouvelle.Dans les années 1830, les tisserands détruisaient les métiers Jacquard qui faisaient disparaître leur emploi. Depuis, la mécanisation, puis l'automatisation ont donné à la machine une place croissante et au travail direct une place décroissante, suscitant des gains de productivité (efficacité du travail humain) gigantesques.Nous allons étudier les effets du progrès technique et de la production sur l’emploi (I) et les divers effets apportés par les technologies nouvelles (II).

I) Les effets du progrès technique sur l’emploi.
On va faire les comparaisons sur les effets apportés par les progrès techniques sur l’emploi (A) et aussi de la productivité sur l’emploi (B).

A) Les effets du progrès techniquesur l’emploi.
La technologie est fréquemment désignée comme une machine destructrice d’emplois. Le mouvement ouvrier a une longue tradition de lutte contre la machine. Au début du XIXème siècle, on détruisait les métiers à tisser mécaniques que les patrons de l’industrie textile voulaient installer pour les remplacer pour une meilleure rentabilité.Les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix ont vu se multiplier les suppressions de postes et les compressions d’emploi, dans les industries sidérurgique ou automobile par exemple, du fait de la modernisation. L’emploi de la main-d’œuvre humaine est toujours menacé par uneutilisation toujours plus grande de la technologie.

L’innovation de procédé ou innovation technique, en augmentant la productivité, réduit l’emploi. Mais l’innovation de produit a un effet inverse : les produits nouveaux suscitent une demande nouvelle, qui amène les firmes à accroître leur production et donc à embaucher. Dans ce cadre, les fluctuations du chômage au cours du temps sont vuescomme résultant des effets opposés des deux types d’innovations. Les périodes dominées par l’innovation de procédé engendrent mécaniquement le chômage, tandis que celles où domine l’innovation de produit (les « trente glorieuses» avec l’automobile, l’électroménager) engendrent de l’emploi.

B) -Les effets de la productivité sur l’emploi.

Dans l'agriculture, la productivité horaire de chaquetravailleur a été multipliée par 46 en un siècle. La machine-outil permet une utilisation purement mécanique des outils. L'habilité manuelle encore requise dans la manufacture disparaît. La force de travail se dévalorise toujours davantage. L'emploi d'une main-d'oeuvre non qualifiée (femmes, enfants) accroît la concurrence entre travailleurs.
Mais quelles conséquences sur l'emploi à la recherchede cette productivité ?

La productivité est une notion qui quantifie l'efficacité des travailleurs en faisant le rapport de la quantité produite sur la quantité des facteurs de production. Quant à la croissance, c'est l'augmentation durable et généralisée de la production des entreprises.
Les agents économiques cherchent à faire des gains de productivité. Nous remarquons que les gains de...
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