Dissertation perso

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  • Publié le : 6 décembre 2010
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Soudain, un bruit de pas résonna, écho dédoublé du mien. Son claquement sec présageait une allure pressée. Dans un sursaut, je distinguai une ombre. Sitôt, ma bouche s’assécha : on m’avaitdécouverte. Allait-on m’accuser ? Surement. Je me mis à courir, affolée, dérapant sur le sol trop lisse. Je jetai quelques regards en arrière, sans percer la noirceur inquiétante qui m’entourait.

Je cherchaidésespérément une issue, l’échappatoire de cette prison obscure. Et là, dans une lueur voilée, un rayon de soleil délaya l’obscurité du couloir. Tout au bout, une porte donnait sur l’extérieur :j’étais sauvée.

Je me précipitai, allongeant la foulée. La porte –chimérique apparition- se rapprochait. Je pouvais presque sentir le vent griffer mon visage, et je distinguai déjà la liberté, par delà lavitre. Puis… Je poussai sauvagement le battant, y laissant probablement une empreinte rouge.

Une fois sur le trottoir, je m’arrêtai. Le soulagement implosa en mon crâne ; une douce odeur desuccès embaumait l’air. J’englobai les alentours du regard. Une foule compacte se pressait, telle une marée irrésistible, sur le sol piqueté de chewing-gum. L’ombre des immeubles s’étendait loin. La luneaffichait sa face blanche à l’est, dans le ciel encore clair.

Je ne remarquai pas immédiatement le regard réprobateur des passants à mon égard. Pourtant, chacun me transperçait de sa prunelleattentive, faisant courir un frisson sur mon échine.

Je rentrai la tête dans mes épaules, et d’un pas mal assuré, me joignis à la foule. On m’avait dit, autrefois, qu’il fallait choisir la lumière pourrester dans l’ombre ; et je réalisai désormais la véracité de cette maxime. Devenue invisible, je me fondis dans la masse. Des épaules me pressèrent, des pieds écrasèrent les miens, mais je ne cherchaipas à m’en plaindre.

Alors que, bercée par cette marée humaine, j’observai la rue, une silhouette me fit sursauter. Fermement campé au sol, revêtu d’un sévère uniforme bleu, un policier...
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