Dissertation sartre

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  • Publié le : 11 avril 2011
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L'important n'est pas ce qu'on fait de nous, mais ce que nous faisons nous-mêmes, de ce que l'on a fait de nous.

 Sartre montre implicitement que ce qu'on a fait de l'homme est sans importance parce que l'homme n'est pas réductible à une quelconque essence, une quelconque nature. Il n'est ni bon, ni mauvais, ni méchant, ni violent par essence, il est une conscience et par là même un êtrelibre. Par conséquent et pour reprendre une autre phrase de Sartre, l'homme n'est " que ce qu'il se fait ". Documentez-vous sur l'existentialisme pour comprendre cela. En revanche, la manière dont l'homme récupère en quelque sorte à son compte ce qu'on a fait de lui (ce que l'histoire a fait, ce que son éducation a fait, ce que la société a fait...) est problématique et peut relever parfois de lamauvaise foi. L'homme en effet aime bien se trouver des excuses pour se dédouaner de sa responsabilité...

Il s’agit là d’une phrase de Jean Paul Sartre extraite de son livre sur Jean Genet, Saint-Genet comédien et martyr.

Il est né ainsi dans tel pays, dans telle culture, dans tel milieu social, dans tel contexte historique déterminés…Voici tout ce qui peut désigner ce « on » à la fois généralet anonyme que l’on retrouve dans l’expression « ce qu’on fait de nous ». Analyser alors tous ces éléments, c’est s’attacher à relever en quoi tout individu semble déterminé. Mais ces éléments ne sont pas ce qui épuise un individu, bien au contraire. Ce qui compte essentiellement c’est la manière dont on se détermine soi-même face à ce qui nous détermine. Ce que Sartre veut souligner ici est cequi fait la liberté humaine et par là-même, la responsabilité de chacun. Nous naissons tous dans un contexte particulier, la question est de saisir comment nous réagissons et agissons face à ce contexte. On ne peut ainsi rendre compte d’un individu en s’attachant uniquement à saisir ce en quoi il a été déterminé. Par exemple, je ne choisis pas mon patrimoine génétique et ainsi je ne choisis pasd’avoir telle ou telle maladie, tel ou tel handicap ; par contre, je peux réagir de plein de manières différentes face à la situation qui est la mienne. C’est pour cela d’ailleurs que Sartre nous dit que nous ne sommes libres véritablement qu’en situation. On peut alors comprendre en ce sens la célèbre formule qui peut paraître choquante et disant ainsi que « jamais nous n’avons été plus libres quesous l’occupation allemande » ou encore ce moment où il dit que « je ne choisis pas mon être mais je choisis ma manière d’être ». Vous trouverez de nombreux éléments pour développer ces points en vous reportant aux sujets indiqués au bas de cette réponse.

La psychanalyse, la sociologie, la génétique nous montrent que le choix de vie est une donnée très problématique. L'identité d'une personne estle résultat d'une histoire complexe qu'il serait trop facile de ramener à un pur choix. En même temps, il faut examiner les conséquences de cette position et à ce titre, on trouve chez Sartre de nombreux éléments de réflexion. L'existentialisme en effet, part du principe que l'homme n'est que ce qu'il se fait et que le recours à un quelconque déterminisme n'est que le résultat de la mauvaise foi.L'homme est ainsi " condamné à être libre " et ne peut se trouver d'excuses pour s'affranchir de sa responsabilité. 

Dans cet extrait Sartre montre que l’homme se choisit ou, qu’en d’autres termes il est libre responsable et qu’il ne peut pas échapper à sa liberté. Choisir c’est décider de suivre tel chemin plutôt que tel autre, c’est se déterminer lorsque plusieurs possibles se présentent ànous. On pourrait affirmer qu’il y a des éléments que nous ne choisissons pas dans notre vie : naître dans tel ou tel milieu, naître dans tel ou tel pays…Mais affirmer que ce déterminisme est définitif, c’est refuser la notion de liberté humaine, c’est réduire l’être humain à être un objet parmi les objets, une chose parmi les choses. Or, nous ne sommes pas des choses, pas des objets. C’est en...
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