Dissertation sur la nouvelle la parure

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  • Publié le : 31 mai 2010
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En France au XIXe siècle, règne une grande instabilité politique et beaucoup de régimes se succèdent, la vie n’étant pas facile pour les gens qui se retrouvent au bas des classes sociales. Maupassant, un écrivain de cette époque, s’intéressa justement à ces classes rendant ses œuvres plus réalistes et plus impartiales. Cet auteur voulait bien représenter toute la réalité qui l’entourait sanss’attarder seulement aux personnes riches et de bon goût. C’est pour cela que dans beaucoup de ses nouvelles, une chute de la part du personnage principal est présente dans l’histoire, c’est ainsi dans La parure, publié en 1880, dans cette nouvelle on assiste à la chute de Mathilde, une femme victime du matérialisme. Tout d’abord, elle est totalement insatisfaite de ce qu’elle possède, elle penseconstamment à la richesse, ayant honte de son allure modeste, et ensuite, elle trouve le bonheur dans les choses matériels critiquant constamment son manque de toilette et se sentant heureuse lorsqu’elle parait riche, c’est tout ces aspects qui l’amèneront à la vraie pauvreté, à la vraie misère à la fin de la nouvelle.

D’une part, Mathilde ne se contente pas de ce qu’elle dispose etcela suscite de fortes émotions chez elle. Cette femme désespère en pensant à la richesse, voulant détenir des biens matériels et vivre à la façon d’une personne riche. Elle «souffrait sans cesse, se sentant née pour toutes les délicatesses et tous les luxes. » (L.12-13) et elle «souffrait de la pauvreté de son logement, de la misère des murs, de l’usure des sièges, de la laideur des étoffes. ».(L.13-14) Le procédé d’accumulation qu’utilise le personnage sert à insister sur le fait qu’elle se trouve pauvre, pourtant cette femme n’était pas nécessiteuse, puisqu’elle possédait une « petite Bretonne qui faisait son humble ménage » (L.16-17), donc si Mathilde et son mari pouvait se permettre de payer une bonne, cela voulait dire qu’il était assez aisé financièrement. Alors, c’est évidentqu’elle fait seulement des caprices tellement elle est envahit par l’idée d’être riche ce qui lui apporte beaucoup de souffrance inutile. Par la suite, Mathilde veut constamment se comparer aux riches ce qui crée de la honte chez elle. Ce personnage principal pense qu’il « n’y a rien de plus humiliant que d’avoir l’air pauvre au milieu de femmes riches. » (L.98-99), elle s’attarde énormément à ce que lesautres femmes plus à l’aise financièrement pourraient penser d’elle, ce qui suscite un sentiment de honte chez Mathilde. Ce sentiment est exagéré et démesuré si on prend conscience de son mode de vie, car elle vit bien, tous ses besoins primordiaux sont comblés, donc elle est largement trop plaintive face à sa vie. Elle va jusqu'à vouloir « s’enfuir pour ne pas être remarquée par d’autres femmesqui s’enveloppaient de riches fourrures » (L141-142), lors du bal, parce qu’elle portait un manteau modeste, ce qui démontre que ses pensées sont excessives et c’est pourquoi son sentiment de honte est si intense face à la richesse. Donc, Mathilde ne veut pas se contenter de sa vie ordinaire, elle se compare aux femmes plus fortunées ce qui crée du désespoir et de l’humiliation chez ce personnagece qui fait d’elle une victime du matérialisme.

D’une autre part, cette dame recherche le bonheur uniquement dans les choses matérielles. Elle se plaint souvent sur le fait qu’elle n’a pas de bijoux et de toilette ce qui la rend malheureuse. Mathilde s’attarde énormément à son apparence physique et elle refuse même d’aller à un bal avec son mari parce qu’elle n’a «pas de toiletteet par conséquent/ [elle dit qu’elle ne]/ peut aller à cette fête ».(L.119-120) Son mari se décide à lui donner de l’argent pour qu’elle s’achète une belle robe et elle continue de se plaindre, car « cela / [l’]/ ennuie / [d’]/ avoir pas un bijou, pas une pierre, rien à /[se mettre]/ » (L.91) et elle croit qu’elle « aurait l’air misère comme tout » (L.92) durant la soirée du bal. Toutes ces...
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