Dissertation sur le crime - citation de paul valéry

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  • Publié le : 3 décembre 2009
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"Le crime, c'est la chute d'un masque. La vie sociale maçonne un plâtre sur chacun, et n'admet que les mouvements qui conservent ce personnage artificiel."

Paul Valéry

Lorsque l'on regarde dans le dictionnaire la définition du crime, on constate que ce mot peut avoir deux significations. La première interprète le crime comme un meurtre ou un assassinat et, à l'extrême, un crime contrel'humanité ; un génocide, une extermination de masse. La deuxième définition est plus vague, il est écrit que ce peut être n'importe quelle infraction que la loi punit d'une peine. Ainsi, commettre un crime c'est agir de façon illégale comme voler un œuf ou un bœuf, violer un individu, vendre de la drogue mais aussi cueillir une fleur protégée ou promener son chien sans laisse. Selon Paul Valéry, lecrime est naturel chez l'homme et c'est la société qui nous pousse à refouler ce comportement inné. Il a en effet affirmé que : "le crime, c'est la chute d'un masque. La vie sociale maçonne un plâtre sur chacun, et n'admet que les mouvements qui conservent ce personnage artificiel".

Toutefois, nous sommes en droit de nous demander si l'on nait criminel ou si ce n'est pas, comme Rousseau le pense,la société qui nous pervertis en grandissant ? Est-ce qu'une personne est artificielle si elle se comporte raisonnablement ? Et au final, est-ce mieux de faire tomber ce masque ou de continuer à le porter indéfiniment ?

Entre Rousseau est Valéry, qui a tort, qui a raison ? D'après la loi, un enfant qui dissimule discrètement un bonbon dans sa poche avant de sortir de l'épicerie est considérécomme un criminel. Ainsi, on est en droit de penser que tout le monde ou presque va devenir un criminel un jour ou l'autre, quand bien même la faute commise ne soit pas très grave. On dit toujours qu'un nouveau-né est "si innocent" mais alors, pourquoi va-t-il devenir un criminel ? Parce que la société le veut ou parce que c'est dans sa nature ? C'est très difficile de trancher car nous n'avons nila technologie ni les connaissances nécessaires pour répondre à cette question de manière scientifique. Et même les philosophes ne sont pas d'accord entre eux ; qu'est-ce qui est acquis, qu'est-ce qui est inné ? Chacun a du bon et du moins bon en lui. Les crimes qu'une personne commettra dépondront, non seulement des proportions de bien et de mal en lui, mais aussi de sa condition. Si l'on estsans le sou et qu'il faut voler pour nourrir sa famille qui vit entassée dans des bidonvilles, je dirais que c'est la société qui veut que l'on soit un criminel. Par contre, si un millionnaire règle son compte à quelqu'un qui a une dette envers lui, alors on peut dire qu'il a tombé son masque pour réveiller la plus malveillante partie de son être. La société n'accepte pas ce type de comportement, ilest en effet dit qu'on ne peut faire justice soi-même.

Comme le dit l'adage, "chasse le naturel, il revient au galop". Ce genre de vieux dicton ayant déjà fait largement ses preuves, il est inutile que je le remette en question. En effet, chacun peut constater autour de lui que, au final, on ne change pas. Un alcoolique peut retomber dans sa dépendance à tout moment, un mari violent ne seretiendra pas toute sa vie de frapper sa femme malgré ses belles promesses, un pédophile repenti aimera toujours les enfants. C'est dramatique mais c'est la réalité. Dès lors, il est aisé de conclure que faire preuve de retenue, de raison, c'est être artificiel. Mais alors, comment des gens comme Mère Theresa ou l'Abbé Pierre ont-ils pu être si généreux, charitables, sensés tout au long de leur vie,sans qu'une soi-disant nature criminelle ne ressorte ? C'est certainement parce que cette nature n'existe pas en eux, que ce sont des gens réellement bons. Il doit y avoir des personnalités comme eux, sinon à quoi ressemblerait notre monde ? Nous sommes si égoïstes, si centrés sur nous-mêmes, que sans eux, personne ne s'intéresserait aux plus malheureux d'entre-nous. Des gens comme Tenzin Gyatso,...
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