Dissertation sur les classiques

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  • Publié le : 26 mars 2011
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SUJET DE DISSERTATION
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Objet d’étude : Argumentation : délibérer-convaincre-persuader

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Sujet : L’écrivain italien Italo Calvino tente d’expliquer ce qu’on entend exactement par les termes d’ « œuvre classique », et propose cette définition :« un classique est un livre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire ». Sur le même thème, le romancier Alain Robbe-Grillet écrit que «les œuvres ne survivent que dans la mesure où elles ont laissé derrière elles le passé et annoncé l’avenir. »
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En vous référant à votre propre expérience de lecteur, vous commenterez et discuterez ces opinions.-------------------------------------------------
Analyse des termes du sujet :
Il s’agit d’un sujet composé de deux citations d’auteurs du XXème siècle, ayant chacun à leur manière contribué au renouveau de la littérature, et des genres narratifs en particulier, tels que celui du roman ou du conte philosophique. Ayant chacun rejeté les modèles passés et lutté contre les conventions et lesnormes qui les précédaient, il peut paraître étonnant de les voir saluer et reconnaître la valeur « supérieure » et atemporelle de certains ouvrages, implicitement considérés comme des « chefs d’œuvre » incontestés, et devenus des « classiques ».
Calvino emploie ainsi le présent gnomique (de vérité générale) pour énoncer sa vision d’un « classique », qu’il définit de façon laconique, comme « unlivre qui n’a jamais fini de dire ce qu’il a à dire ». L’aspect lapidaire et catégorique de cette formule paraît faire du critère de l’atemporalité et de la polysémie un facteur déterminant de la survivance d’une œuvre. L’auteur insiste ainsi, bien que de façon assez vague, sur le « message » véhiculé par ce type d’ouvrage, un message qui doit être sans cesse réinterprété par de nouvelleslectures, et de nouveaux modes de pensée, chaque sensibilité et chaque époque permettant d’apporter un nouvel éclairage aux enjeux d’un « classique ». Calvino présente donc le « classique » comme un ouvrage « agissant » et comportant de multiples strates de lecture et d’interprétation.
Robbe-Grillet se montre lui aussi catégorique, posant clairement une condition sine qanun à la survivance des œuvres :qu’elles aient « laissé derrière elles le passé et annoncé l’avenir ». Le jeu d’antithèse et de personnification (« œuvres » devient sujet grammatical de verbes d’action) mettent donc bien en relief la puissance et la force de rayonnement d’un vrai « classique », qui devient « agissant » par le seul truchement des mots, des formes, des idées et de la composition qu’il propose à ses lecteurs.C’est donc bien la notion de « chef d’œuvre » qu’il conviendra tout d’abord de définir et d’interroger, afin d’identifier quels critères peuvent être retenus pour décider du « classicisme » d’un ouvrage.

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Problématiques : reformulation de la question à débattre
Pourquoi certaines œuvres sont-elles durables ? Quels éléments, formels ouidéologiques, leur permettent de survivre à leur auteur, et de devenir des « classiques » atemporels ?

Le destin de l’œuvre : qu’est-ce qu’un classique ?
La notion de classique désigne d’abord une grande œuvre du XVIIème siècle conforme à une esthétique fondée sur l’imitation (des Anciens, de la nature), l’impersonnalité, la Raison, le respect du public (bienséance, goût) et de certaines conventions(règles) comme le désir d’instruire en distrayant, c’est-à-dire une œuvre que l’on puisse considérer comme un modèle sur les plans artistique et moral dans la tradition des humanités.
Plus largement, elle s’applique à toute œuvre, ancienne ou contemporaine, qui a trouvé sa place dans notre patrimoine culturel et que l’on étudie en classe.
En elle s’articulent donc trois autres notions...
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