Dissertation sur les fables de la fontaine.

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  • Publié le : 10 novembre 2012
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Après avoir réfléchi à chaque mot-clef : « plaire », « instruire », et l’expression « tout en », il est apparu qu’il existe
une tension, voire une contradiction entre les deux objectifs, celui duconteur pour le plaisir (qui lutte contre
l’ennui) et celui du moralisateur qui donne une leçon morale (peu être vu comme « ennuyeux »).
Or ce sujet vient de la théorie exposée par La Fontaine dans lafable « le pâtre et le lion » notamment = la relire !
= « conter pour conter me semble peu d’affaire » ; mais aussi « une morale nue apporte de l’ennui ».
La Fontaine refuse d’être un «moralisateur » (souvenez-vous qu’il est « libre penseur », « libertin » au sens
philosophique du terme) : idée alors d’une notion différente : le moraliste.
Un moraliste est un écrivain qui propose, sous uneforme discontinue, des réflexions sur les moeurs,
au sens étymologique de latin mos, moris : les usages et les coutumes humaines, les caractères et les
façons de vivre — en somme, les actions et lescomportements des hommes.
N.B. : moraliste ne doit pas être confondu avec moralisateur : ce dernier donne des leçons de
morale, tandis que le premier adopte une attitude d'abord descriptive et netraite que secondairement de morale
au sens moderne.
Voilà une première façon de dépasser l’opposition entre « plaire » et « instruire » et de tenir compte du
« tout en ».
Un autre aspect de laquestion que nous avons dégagée : la différence entre « instruire » qui suppose un
savoir diffusé par une autorité (laquelle ? quel savoir ?) et « réfléchir » : on adopte plutôt le point de vue
dulecteur, sans qu’il y ait dogmatisme : il garde une part de liberté face à la « leçon » donnée.
« Plaire » suppose un ton animé, une certaine simplicité, une brièveté, une possible identification (voir lerécit court et plaisant, enlevé….) = utilisation du registre comique (les fables comme de petites
comédies) ; « Instruire » suppose un ton plus sérieux, plus grave. La encore, il faut trouver une...
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