Dissertation sur « si tu differes de moi mon frere, loin de me leser, tu m’enrichis »

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  • Publié le : 24 avril 2011
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Antoine de St Exupéry n’est pas seulement le célèbre auteur du Petit Prince. Issu d’une famille aristocratique, il veut se détacher de son milieu : il se tourne vers l’aviation, et devient pilote. Il puise son inspiration d’après son expérience, et c’est dans son œuvre Pilote de Guerre qu’il écrit :
« SI TU DIFFERES DE MOI MON FRERE, LOIN DE ME LESER, TU M’ENRICHIS »
Il exprime cette penséedans un contexte de guerre, pénible, où la solitude pèse. Il prend alors conscience de l’autre, de ce qu’il est, à la fois semblable et différent et de ce qu’il peut lui apporter.
Par le mot «  frère », il nous est rappelé que nous sommes tous frère par nature, que nous avons tous la même origine.
Mais depuis, de par sa richesse, cette phrase est devenue une citation, car elle est applicable àl’échelle universelle. Tous les Hommes sont concernés, et cette citation didactique a pour but d’apprendre aux hommes à accepter la différence.
Mais qu’est-ce que la différence ?
Le Larousse définit la différence comme étant « ce par quoi des êtres ou des choses ne sont pas semblables ; caractère qui distingue, oppose. »
Avant d’aller plus loin, il est bon de se rendre compte que ladifférence est à l’origine de nombreuses et sérieuses problématiques dans nos sociétés. Très vite on constate que l’autre peut constituer une menace et nous mener à une perte d’identité, cette différence effraie. En effet, ce sont les différences d’avec les autres qui nous donne notre propre identité. La majorité des individus se referment sur eux-mêmes face à la différence. Ils mettent en place un systèmede défense face à l’inconnu pour se protéger de ceux qui peuvent briser la tranquillité de leur monde. Et c’est cet inconnu qui les empêche de faire un pas vers l’autre, de s’ouvrir à lui et apprendre à le connaître.
Les Grecs, déjà au IIème siècle avant J-C, étaient hostiles à la religion juive : ils s’agissait là d’une véritable persécution au nom de la préservation et de la défense de leurcivilisation (ils traitaient les juifs de lépreux, d’inutiles, d’ennemis du genre humain). Ou encore, pour les romains, était esclave, tout étrange à la citée romaine, tout étranger au groupe.
A la fin du Moyen-Age, la découverte du nouveau monde fait des Indiens d’Amérique un butin pour les conquistadors espagnol. La rencontre avec ce nouveau peuple, dont l’apparence physique et les usagesdiffèrent, pose la question de leur appartenance à l’espèce humaine, d’où le débat de la controverse de Valladolid en 1550.
Plus récemment, Hitler et son parti ont exprimé leur peur de la différence avec autrui de façon extrême en voulant exterminer tous peuple différant de la race qu’il considérait comme la race pure (juifs, tziganes, homosexuel, malade mentaux ) car ils allaient selon lui polluerla race arienne.
L'être humain à toujours eu peur de ce qui est différent de lui.
Par crainte que la différence de l’autre ne puisse le léser, l’Homme se protège à l’aide de différents boucliers. L’un de ces boucliers fut entre autre la politique d’apartheid. L’importante augmentation de la population noire dans les villes d’Afrique du Sud à constitué une menace directe pour la populationblanche, qui craignant de ne plus être dominatrice, à mis en place cette politique de pure ségrégation raciale.
Au delà de groupes et de caractères physique, se peuvent être des différences d’ordre morales qui provoque une certaine négation de l’autre. Dans les sociétés actuelles, elles se traduisent par le sexisme, l’homophobie, le racisme …
Jusqu’ici, preuve est de constater qu’à travers lessiècles, l’acceptation de la différence de l’autre est loin d’être acquise, bien que certains auteurs aient tentés de faire passer des idées par lesquelles l’autre est accepté. Dans des Cannibales, Montaigne dit : « il n’y a rien de sauvage ni de barbare en cette nation, sinon que chacun appelle barbarie ce qui n’est pas de son usage. » Il exprime ici la thèse du relativisme culturel, c’est-à-dire...
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