Dissertation sur l'humanisme

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  • Publié le : 4 décembre 2010
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À partir de la moitié du XVème siècle, l’Europe connaît plusieurs événements, les découvertes de l’imprimerie et l’Amérique, la Reconquista et la chute de l’Empire Byzantin, le dernier pilier qui restait debout de l’ancien Empire Romain, parmi eux, qui la bouleversent et finissent par clore le Moyen Âge. Par la suite, et comme conséquence de ces événements, la Renaissance se met en place. Durantcette époque, l’Europe se réveille et, comme son nom l’indique, les idéaux et valeurs intellectuels de l’antiquité renaissent : c’est l’Humanisme. Ce courant littéraire, philosophique, scientifique et même politique ébranle les principes mis en place par l’Eglise Catholique, qui a eu pendant le Moyen Âge un « monopole » des idées, où Dieu était le centre de Tout et met, à sa place, l’Homme. LesHumanistes, parmi lesquels on pouvait compter des savants comme Montaigne, Joachim du Bellay, de Vinci ou Erasmus de Rotterdam, ont alors consacré leur temps et à l’étude de l’Homme.
Ayant comparé le passé lointain de l’antiquité avec le passé proche du Moyen Âge, Erasmus assigne à l’Humanisme la tâche de « restaurer le passé ». Ce nouvel courant de pensée retrouve donc ses racines dans lescultures antiques, et a été fortement fondé sur les œuvres de penseurs et intellectuels gréco-romains comme Épicure, Virgile ou Ovide. Cet important aspect soulève pourtant un difficile questionnement : l’Humanisme a-t-il réussi à s’adapter aux conditions spatio-temporelles posées par l’Europe de la Renaissance, ou a-t-il par contre resté toujours avec un regard purement rétrospectif et suranné ?
Pourrépondre à cette problématique nous allons, tout d’abord, prouver que les Humanistes font, en effet, une grande reprise et restauration de l’antiquité en détriment du Moyen Âge, pour ensuite démontrer, en une deuxième partie, que les savants renaissants étaient tout à fait conscients du lieu et du moment dans lesquels ils vivaient. Nous défendrons, en dernier, la thèse qui affirme que l’Humanisme,loin d’être strictement concentré sur le passé, est en fait une ouverture vers le monde du passé, du présent et même du futur.

Nous ouvrirons d’abord le développement de cette dissertation en expliquant le rejet Humaniste vers le patrimoine médiéval, et prouverons de même que les Humanistes font un gargantuesque effort pour restaurer et s’inspirer des connaissances antiques des Grecs et desRomains.
Pour commencer, il est impossible de ne pas remarquer l’omniprésence de citations d’auteurs grecs ou latins dans les textes humanistes, comme dans Défense et Illustration de la Langue Française de Joachim du Bellay, ou l’imitation de ceux-ci, comme le fait Erasme de Rotterdam de l’auteur grec Lucien dans l’Éloge à la folie, ce qui nous montre évidemment que le modèle à suivre pour cesauteurs étaient les auteurs antiques, et même leur apparition dans des tableaux comme L’École d’Athènes, qui nous font repérer une grande admiration vers les savants grecs, représentés sur le tableau de façon assez idéalisée, pendant la Renaissance et une volonté de restaurer l’ancienne gloire antique.
De plus, les arts et l’architecture, à travers le courant artistique appelé le Classicisme, ontaussi voulu reprendre l’art antique. Ainsi, on voit des sculptures qui ressemblent beaucoup à, par exemple, la Vénus de Milo, des bâtiments faits avec des colonnes et des piliers au style romain, ou des œuvres théâtrales, quoique écrites souvent plus tard dans la Renaissance, avec des personnages, des thèmes et genres, comme la tragédie, fort inspirés sur l’antiquité.
Nous pouvons aussi constaterun véhément rejet de l’art et les coutumes médiévales dans Les Horribles et Épouvantables Faits et Prouesses du très renommé Pantagruel de Rabelais, où il dit que le Moyen Âge sentait « l'infélicité et calamité des Goths, qui avaient mis à destruction toute bonne littérature », faisant allusion à la chute de Rome aux mains des Goths au Vème siècle, et faisant donc un jugement assez péjoratif des...
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