Dissertation :: vous vous demanderez dans quelle mesure la poésie permet le dépassement d’une épreuve. vous vous appuierez sur les textes du corpus, ceux que vous avez étudiés en classe, et sur vos lectures personnelles.

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  • Publié le : 23 février 2010
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Dissertation : Vous vous demanderez dans quelle mesure la poésie permet le dépassement d’une épreuve. Vous vous appuierez sur les textes du corpus, ceux que vous avez étudiés en classe, et sur vos lectures personnelles.

De tout temps, les écrivains utilisent la poésie afin de transmettre un message, de communiquer leurs sentiments à travers un texte en vers, lequel est souvent beaucoup plusriche émotionnellement qu’un texte en prose. En effet, la poésie est l’art de combiner les sonorités, les rythmes, les mots d’une langue afin d’évoquer des images, suggérer des sensations, des émotions. Du sujet « vous vous demanderez dans quelle mesure la poésie permet le dépassement d’une épreuve » nous pouvons en tirer la problématique suivante : la poésie est-elle un moyen de fuir ou de serapprocher de la réalité des épreuves de notre vie ? Nous nous proposerons donc pour commencer d’étudier en quoi la poésie permet de s’évader, puis nous analyserons en quoi elle peint et parle de la réalité, et enfin nous montrerons que la poésie transfigure la réalité en lui donnant plus de sens et plus de saveur.

Le plus souvent on dit que la poésie est la représentation du beau ; mais enréalité, l’essence même de la poésie est sa capacité à exprimer les sentiments profonds du poète, que ceux-ci soient gais ou tristes. En effet grâce à sa structure, à ses sonorités, à son rythme, son champ lexical, le poème nous livre presque l’âme du poète sur papier, car chaque mot utilisé est étudié à la perfection par l’auteur. Par exemple, dans la première partie de la poésie de Baudelaire, ChantD’Automne (extrait du recueil Les Fleurs Du Mal), le locuteur métaphorise l’angoisse, la souffrance et la mort par l’hiver, saison glaciale et monotone.
La poésie traduit aussi la volonté de l’auteur de se créer un univers à lui, un récit dans lequel il est le personnage principal, et de par là s’imaginer un monde qui n’existe pas vraiment. C’est une façon de se déconnecter de la réalité. Al’instar de la poésie Le Revenant de Baudelaire, dans laquelle règne une atmosphère de peur qui ne correspond pas à la réalité.
Les poésies sont souvent gorgées de figures de style, parfois même à tel point que l’ambiance découlant du poème devient presque irréelle. En effet, les figures de styles sont utilisées pour montrer visuellement ce que n’est pas visible autrement, c’est pourquoi l’usageabondant d’allégories ou de métaphores entraine une sensation de surnaturel. Nous pouvons observer cela dans la deuxième strophe du poème « Si je mourrais là-bas… », surtout que le temps utilisé est du conditionnel, ce qui confirme la faible probabilité.La poésie est le moyen pour un écrivain de se créer un univers tout droit sorti de son esprit. Mais d’autres fois, la poésie devient le reflet d’uneréalité vécue par l’auteur qui a besoin de se confier.

Chaque personne est confrontée à des épreuves durant sa vie, et les poètes ont la possibilité de livrer leurs émotions à leur plume sous la forme d’une poésie, car celle-ci peut peindre la réalité. C’est le cas des trois auteurs des œuvres de ce corpus qui doivent surmonter une mort, que ce soit la leur (poèmes d’Apollinaire et de Ronsard) oucelle d’un de leur proche (poème d’Hugo). Cette épreuve est universelle, elle est forcément vécue par tout le monde mais chaque écrivain, chaque personne a sa propre manière de la retranscrire.
Nous pouvons noter l’importance du champ lexical dans ces trois textes du corpus. En effet, même si le thème commun est la mort (son champ lexical est donc très présent), chacun des textes possède sa propreparticularité de champ lexical. Ainsi, le poème « Si je mourrai là-bas… » renferme notamment de nombreux termes appartenant au champs lexical de la guerre (« front de l’armée (v1) ; un obus (v4) ; Baratier (v10) ; sang (v7)). De la même manière, on peut voir que le champ lexical de « Demain dès l’aube… » est le voyage et la solitude, et que dans « Je n’ai plus que les os… » le champ lexical...
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