Dissertation

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  • Publié le : 27 novembre 2010
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Anthologie sur la poésie

• La renaissance

Les lys me semblent noirs de Agrippa d’Aubigné

D’un bouquet d’œillets gris et rouge de Melin de Saint- Gelais

• Le XVIII

Bouquets, de l’Abbé Guillaume de Chaulieu

Les pavots de Lamartine

• Le XIX

Les fleurs de Stéphane Mallarmé

Duel aux camélias de Tristan Corbière

• La poésie de la renaissance

La poésiede la Renaissance, comme beaucoup d’autres arts à cette époque, naît en Italie au XIVème siècle. Ce sont Dante (1265-1321) et Pétrarque (1304-1374) sont les poètes qui ont le plus influencé leurs successeurs dans leur pays et bien d’autres . Pétrarque est d’ailleurs un des tous premiers auteurs à écrire des sonnets.
En France les poètes reprennent donc les styles et thèmes abordés en Italie. Lapoésie française trouve une organisation pour la servir en la Pléïade qui regroupe notamment Joachim du Bellay (1522-1560) et Pierre de Ronsard (1524-1585). Du Bellay met en place les règles d'écriture (sonnet, imitation des anciens), tandis que Ronsard les applique notamment dans son recueil des "Amours" ou dans les "Sonnets pour Hélène".

Théodore Agrippa d’Aubigné  (1552-1630), poète baroqueprotestant fut l’un des favoris d’Henri IV. Dans ce poème, le sentiment amoureux altère les sens : la vue (lys, œillets, myrte et laurier), l’odorat (la rose), le goût (le miel) à un point tel qu’il en affecte même le repos.

Les lys me semblent noirs, le miel aigre à outrance

Les lys me semblent noirs, le miel aigre à outrance,
Les roses sentir mal, les oeillets sans couleur,
Les myrtes,les lauriers ont perdu leur verdeur,
Le dormir m'est fâcheux et long en votre absence.

Mais les lys fussent blancs, le miel doux, et je pense
Que la rose et l'oeillet ne fussent sans honneur,
Les myrtes, les lauriers fussent verts, du labeur,
J'eusse aimé le dormir avec votre présence,

Que si loin de vos yeux, à regret m'absentant,
Le corps endurait seul, étant l'esprit content :Laissons le lys, le miel, roses, oeillets déplaire,

Les myrtes, les lauriers dès le printemps flétrir,
Me nuire le repos, me nuire le dormir,
Et que tout, hormis vous, me puisse être contraire.
Théodore Agrippa d’Aubigné 

D'un bouquet d'œillets gris et rouges

Ces six œillets mêlés en cette guise
Vous sont par moi ce matin envoyés,Pour vous montrer, par ceux de couleur grise,
Que j'ai du mal plus que vous n'en croyez ;
Vous suppliant que vous y pourvoyiez,
Les rouges sont plainte en l'autre moitié,
Non point de vous, mais du Dieu sans pitié
Qui de mon sang prend vie et nourriture ;
Et tous ensemble, ayant de leur nature
Brève saison, vous portent ce message
Que la beauté est un bien qui peu dure,
Et que qui l'a ladoit mettre en usage.
Mellin de Saint- Gelais   (1487-1558)

• La poésie au XVIII ° siècle

La poésie ne se libère pas des influences du classicisme et l’histoire littéraire ne retient que quelques noms comme ceux de Jacques Delille (1738-1813) (les Jardins, 1782) ou Évariste Parny (1753-1814) (Élégies, 1784) qui attendent le XIX emesiècle avec le romantisme en cultivant une certaine sensibilité à la nature et au temps qui passe.

Bouquets

À Madame D.
Plus n'est le temps que l'amour me faisait
Te composer un bouquet pour ta fête ;
car maintenant est sorti de ma tête
Ce bon fripon qui si fort s'y plaisait.
Or donc, il faut s'y prendre d'autre sorte :
A son défaut l'amitié suppléera ;
L'odeur sera moins suave et moins forte,Mais le bouquet à jamais durera.
À la même
Ces fleurs s'en vont trouver l'objet charmant
Sur qui d'amour tout le bonheur je fonde
Si ce bouquet donner d'amour profonde,
C'est te donner toute la terre ronde
Comme l'a dit très bien maître Clément 1
Jouis, Iris, de l'empire du monde,
Dont tu faisais déjà tout l'ornement
Car bouquet onc plus amoureusement
Ne fut donné, depuis le doux...
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