Dissertation

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  • Publié le : 25 décembre 2010
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Aragon parle en son nom à travers ce texte aux idées ordonnées qui se présente comme une analyse du phénomène du collage dans le domaine des arts plastiques. À travers cet écrit, Aragon se permet ainsi un jugement personnel et parfois violent, illustré par des exemples concrets.

Dans un premier temps, Louis Aragon propose une interprétation du terme merveilleux qu'il considère commeindispensable pour évoquer une démarche artistique. D'autre part, il distingue plusieurs formes de collage, aux démarches différentes malgré une même technique de base. Enfin, l'auteur considère l'arrivée des techniques du collage et de l'assemblage comme un élément déclencheur d'une grande transformation au sein du monde artistique.
En quoi et comment le collage met-il la peinture au défi ?
I) Uneremise en question de la notion de merveilleux
A. Le merveilleux comme refus d’une réalité
Dans son essai, Aragon décrit le merveilleux comme une opposition au quotidien, une opposition avec la morale du monde. Tous ce qui n’avait pas le droit d’être exprimé passait dans ce monde surnaturel et merveilleux, dans ce pays légendaire, féérique en contradiction avec la vie quotidienne.
«  Cettevue un peu sommaire est conditionnellement acceptable : il est certain que le merveilleux naît du refus d’une réalité, mais aussi du développement d’un nouveau rapport, d’une réalité que ce refus a libéré. » (p.27)
Les personnes sont depuis toujours terrorisées par la religion, Dieu ou le Diable. Le merveilleux est alors l’image de la liberté humaine. Cette croyance dite de « sottises » par Aragonrejoigne le merveilleux. En 1930, les surréalistes font une définition de merveilleux, on assiste à l’anéantissement du christianisme. Pour Aragon même le plus beau des tableaux lui seront incompréhensible si le sujet est religieux, il préférera la plus stupide des natures mortes. Le fantastique moderne se moque de la religion, notamment de l’hypocrite parole de résignation des prêtres.
« Ilappartenait au surréalisme de faire le point du merveilleux en 1930.La poésie moderne est essentiellement athée. C’est dire qu’une tâche, pour elle, est sacrée : la déchristianisation du monde par les moyens qui lui sont propres, et dont, probablement, ce monde sous-estime étrangement l’efficacité. » (p.30)
Aragon parle de la descente du diable, c'est-à-dire l’arrivée du merveilleux moderne contrele merveilleux Rimbaldien. Aragon cite Freud pour illustrer son propos, «  L’aube de ce siècle-ci se lève sur Sigmund Freud, qui porte sur l’incompréhensible les yeux scandaleux de la sexualité. Le premier, il reconnaît l’étrange mécanisme de la sublimation et dans les images du rêve, de la folie, et de la poésie, il nous apprend à lire les revendications morales de l’humanité. » (p.28)
B.Quand le merveilleux devient un miracle.
Le miracle est une association du merveilleux et de la surprise. C’est un désordre inattendu, une disproportion surprenante. Il écrit pour anecdote pour illustrer son propos :
«  Le casque qui descend dans la cours du château d’Otrante est assez grand à lui seul pour cacher à son ombre toute la mesquine machinerie du Golgotha. Ceci dit, on peut parler demiracle. » (p.31)
Aragon en fait une deuxième définition, il parle de négation du réel, et qui devient une fois accepté comme miracle, la conciliation du merveilleux et du réel.
«  Mais c’est bien plus, dans tous les sens qu’on peut donner à ce mot, un extraordinaire dépaysement. Les morts dépaysés du tombeau, les géants dépaysés par la taille, les sylphes par légèreté, les roses par la saison. »(p.32)
Cette conciliation du réel et du merveilleux est la surréalité. C’est une ligne réelle qui relie toutes les images virtuelles qui nous entourent. On parle de merveilleux dans les collages surréalisme, cela vient de ce qui a été définit par « surréalité », que l’on retrouve notamment cher Max Ernst. Cela se caractérise par des collages de valeurs figuratives contrairement aux cubismes...
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