Dissertation

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  • Publié le : 2 janvier 2011
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Dissertation
première L

De nombreuses œuvres littéraires sont travaillées de façon à être retransmises au cinéma, et ce procédé n’est pas tout récent .
En effet, Georges Méliès, pionnier du cinéma avec les Frères Lumière, réalisait déjà en 1902 Le voyage dans la lune , une adaptation cinématographique du célèbre roman de Jules Verne, De la Terre à lalune.
Alors se pose une question : Quelles raisons peut avoir un metteur en scène pour choisir d’adapter une œuvre littéraire ? Et à quelles difficultés va-t-il devoir faire face pour mener à bien son projet ?
Pour y répondre, nous nous appuierons sur la nouvelle de Balzac,
La maison du chat qui pelote, ainsi que son adaptation cinématographique, réalisée par J. D. Verhaeghe .Nous parlerons premièrement des raisons et contraintes à adapter une œuvre littéraire au cinéma, puis nous approfondirons le sujet par l’intermédiaire de La maison du chat qui pelote.

Tout d’abord, pourquoi adapte-t-on la littérature au cinéma ?
C’est une question de chronologie. Le cinéma est entre toutes les autres techniques, la dernière à avoir vu le jour . Les réalisateursont donc puisé leurs références dans des textes déjà existants pour créer leurs propres histoires . Ce procédé d’adaptation est toujours d’actualité car en adaptant une histoire ayant déjà connu un franc succès, les producteurs prennent peu de risques .
En effet, autant mettre toutes les chances de son coté en adaptant une œuvre connue et populaire, plutôt que de risquer un fiasco avec unnouveau projet dont le succès ne serait pas garanti .

Adapter une œuvre, c’est la transposer dans un autre mode d’expression.
Cette adaptation fait l’objet d’un certain nombre de contraintes, car pour qu’elle soit réussie le réalisateur doit enrichir l’œuvre de départ en portant sur elle un autre regard. Il doit se l’approprier pleinement, sentir des affinités avec la thématique et le noeudde l’intrigue pour pouvoir partager avec le public sa vision personnelle, exprimer par son intermédiaire ce qui l’a touché dans l’œuvre de départ, en y intégrant tout son univers.

Cependant, passer du roman au film nécessite de retravailler l’œuvre dans ses moindres détails. En effet, il se pose par exemple un problème majeur : l’impossibilité de transcrire l’intégralitédu texte . Si l’on considère qu’un film dure en moyenne deux heures, l’œuvre écrite quant à elle peut nécessiter des dizaines d’heures de lecture dès qu’elle ne se limite pas à la simple nouvelle. Le réalisateur doit faire des choix judicieux pour garder l’intrigue telle quelle, tout en gardant à l’esprit de ne pas trahir l’auteur.
D’autant que certains sont assez réticents à l’adaptationcinématographique de leurs œuvres, comme Marguerite Duras qui exprimait très clairement ses idées à ce sujet : « Le cinéma arrête le texte, frappe de mort sa descendance : l'imaginaire. C'est là sa vertu même, fermer, arrêter l'imaginaire. Cette fermeture s'appelle le film. Bon ou mauvais, sublime ou exécrable, le film représente cet arrêt définitif. La fixation de la représentation une fois pourtoutes et pour toujours. »
Flaubert non plus ne voyait pas ça d’un bon oeil : « Jamais de mon vivant on ne m'illustrera, parce que la plus belle description littéraire est dévorée par le plus piètre dessin. Du moment qu'un type est fixé par le crayon, il perd ce caractère de généralité, cette concordance avec mille objets connus qui font dire au lecteur : « J'ai vu cela » ou « Cela doit être». Une femme dessinée ressemble à une femme, voilà tout. L'idée est déjà fermée, complète, et toutes les phrases sont inutiles, tandis qu'une femme écrite fait rêver à mille femmes. Donc, ceci étant une question d'esthétique, je refuse formellement toute espèce d'illustration. »
Ensuite nous allons aborder le sujet de La maison du chat qui pelote : la nouvelle, et son...
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