Dissertation

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  • Publié le : 4 février 2010
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La Reine Margot

Un libraire : Vous êtes venu pour le mariage ?

La Môle (protestant) : Je suis venu pour rencontrer l’Amiral de Coligny.

Un libraire : Coligny ? Le Protestant ?

La Môle : C’était un ami à mon père !

Un libraire : Vous n’êtes pas au courant ? Il est mort. On a tiré sur lui, dans la rue, là … y’a pas trois minutes.

Dehors… Attroupement de protestants. On porte lecorps de Coligny au milieu de la foule, vers une chambre.

Brouhaha :
Attention…
S’il vous plaît ! Poussez-vous ! S’il vous plaît !

La Môle : (à un homme) C’est lui ? C’est l’Amiral ? Qu’est-ce qui s’est passé ?

L’homme : Un miracle ! La balle lui a seulement déchiré le bras !

La Môle se précipite vers un Seigneur protestant.

Le seigneur : Qu’est-ce que tu veux, toi ?

La Môle :J’ai une lettre pour Monsieur l’Amiral. Mon père était son plus grand ami.

Le seigneur : Plus tard !

La Môle : J’arrive d’Aix en Provence. Je suis venu pour rejoindre l’expédition des Flandres.

Le seigneur : (s’éloignant) Mais tu n’es pas le seul !

Soudain, la famille royale, qui était venu voir Coligny, sort au milieu des huées de la foule…

Brouhaha : (à la famille royale)Assassins !!!
Vous voulez tous nous tuer !!!
Dieu vous fera payer !!!
(au Roi)
C’est ça, la réconciliation que tu nous as promise ?

Le Roi : Je vous promets justice !!!

Anjou : (à sa mère, Catherine de Médicis) Dites quelque chose ! Parlez-leur vous aussi !!!

Catherine : Au lieu de crier vengeance, remerciez dieu ! Qu’il vous protège et vous réprouve !!! Votre chef est sauvé ! La blessure estlégère !!! (la famille royale sort au milieu des huées de la foule)

Plus tard, au Louvre, la famille royale est réunie…

Catherine : Ils vont se venger ! Ici, en ce moment-même, dans la chambre du paysan, ils préparent un carnage, je le sais !

Le Roi : (très faible, à la limite de la folie) Je veux une enquête ! Je veux l’assassin !

Anjou : (le frère du Roi) Tu les as vus ? Ils sont ivres dehaine ! Tu les as entendus ? Ils viennent nous insulter !

Un conseiller : (au Roi) Ils attaqueront le Louvre en premier. Ils vous tueront tous : vous, votre frère, votre sœur !

Anjou : Ils vont nous massacrer, tu entends ? Ca fait des semaines qu’ils rassemblent des hommes et des armes ! Ils vont les retourner contre nous !

Le Roi : Mais moi aussi, j’ai des armes ! Moi aussi, j’ai deshommes !

Anjou : Ils sont des milliers, invités au mariage. Trop content de nous montrer leur force !

Le Roi : C’est mon père ! J’ai juré de faire justice !

Catherine : (criant) Arrête de l’appeler ainsi !!! Ton père… ton père, s’il était ici, saurait ce qu’il faut faire ! Ton père savait qu’on reconnaît un Roi au bien et au mal !

Anjou : Regarde Guise ! Il a compris, lui ! Il saitattaquer avant qu’on ne l’attaque !

Guise : Tu m’accuses ?

Anjou : On a retrouvé ton pistolet !

Guise : Tant mieux. Tant mieux. C’est un crime que j’aurais adoré commettre !

Anjou : On ne te reproches rien ! Il ne fallait pas le rater, c’est tout !

Guise : Celui qui a tué Coligny a voulu m’accuser !

Catherine : (au Roi) Ecoute Guise ! Mets toutes tes forces au service de la justice !… Tu plongeras ton Royaume dans la ruine, quand je fais tout ce que je peux pour le redresser… Toute la salle besogne depuis que ton père est mort, c’est moi ! Oui, c’est moi ! Moi qui l’ai faite ! Et je continuerai…

Le Roi : C’est vous ?

Catherine : Je sauverai mes enfants ! Je donnerai ma vie !

Le Roi : C’est vous qui avez fait tirer sur l’Amiral !

Catherine : Moi ! Moi seule ! … Il nefallait pas le rater ; ton frère a raison !

(Le Roi éclate en sanglots, en pleine crise… Anjou vient le soutenir)

Anjou : (doucement) Maintenant, il faut aller jusqu’au bout ! Il faut supprimer les chefs… c’est une question d’heures ! Ce soir… Cette nuit… Condé, bien sûr ! Et puis d’Aubigné ! Beauvois, Mornais, Du Bartas, La Rochefoucault, Armagnac, Miossens…

Guise : Et Navarre,...
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