Dissertation

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1694 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 27 février 2010
Lire le document complet
Aperçu du document
Corrigé du sujet de type bac n°2 sur la poésie - QUESTION DE CORPUS :
(quelques pistes de réponse à développer)
Le corpus de poèmes qui nous est proposé conjugue sous des formes variés la figure de l’oiseau, et de ses rapports au poète et à la poésie. Qu’il prenne forme maléfique dans « Les Djinns » de Victor Hugo, symbolique pour Apollinaire ou éphémère dans le poème en prose deJacottet.
Les neuf premières strophes des « Djinns » font figure de coup de force poétique. En effet, on observe qu’à chaque octain (groupe de 8 vers) le nombre de syllabes du vers augmente d’une unité, mis à part le passage des strophes huit et neuf, qui passe de l’octosyllabes au décasyllabe. De « cette salle » où le poète nargue la masse hurlante approchant, il se protège de l’horrible essaim » quiapproche strophe après strophe. La clef de la construction formelle du texte réside dans la restitution du mouvement.
Le poème est construit à partir de la position du poète enfermé, qui entend grandir le vacarme de ces êtres fabuleux. Plus le bruit augmente, plus le vers s’allonge.
« Cris de l’enfer ! voix qui hurle et qui pleure ! »
Dans le calligramme « La colombe poignardée et le jetd’eau », la forme et le sens sont étroitement liés. Le dessin formé par la disposition des mots sur la page illustre et confirme le titre, titre qui permet également l’interprétation de la place de certains mots sur le dessin, « et toi » correspondant au coup de poignard. Cependant, la lecture du texte lui-même amène à le considérer comme un poème classique, déformé par le dessin qu’il suggère(le jet d’eau reprend des vers qui riment entre eux, par exemple). Le texte n’est donc pas uniquement là pour illustrer le dessin mais il le dépasse, conservant par là son caractère poétique propre.
Avec le poème en prose, la forme du texte semble de prime abord n’entretenir aucun lien avec sa signification puisqu’il n’est plus question de choix dans la disposition des mots sur la page.Cependant, dans ce récit d’une appréhension progressive d’un vol d’étourneaux , la succession de courts paragraphes suit déjà ce mouvement de l’esprit :
« Plutôt qu’un nuage, des nuages…
Ou à des bannières sombres… »
La forme des phrases, étirées, hésitantes, faites d’alternatives qui se contredisent, épouse le mouvement de cette masse ailée
« on dirait des fumées » ; c’est à présent au-dessusdes collines boisées tout un feu d’artifice de fumées qui tracent des boucles dans le ciel, les ouvrent, les ferment, les resserrent, les dénouent, les emmêlent, qui explosent en grandes ombelles de suie, se perdent au plus haut du ciel en traînées, en cendres ; ou au contraire descendent presque à ras des crêtes, plus bas même ».
COMMENTAIRE :
Il ne s’agit pas d’un commentaire rédigé maisd’éléments de réponse.
Apollinaire publie en juillet 1914, dans la revue des Soirées de Paris, ses premiers « idéogrammes lyriques » auxquels il donnera plus tard le nom de Calligrammes. Le recueil paraît en 1918 sous le titre Calligrammes, poèmes de la paix et de la guerre (1913-1916). Comme l’ambition du poète Apollinaire est de revenir à l’idéogramme, signe graphique minimal qui, dans certainesformes d’écriture, constitue un mot ou une notion, l’œil du lecteur doit saisir le calligramme d’un seul regard comme un dessin ou un tableau. Cependant l’exigence de la lecture s’oppose à cette volonté de saisie synthétique. En étudiant ce poème, nous serons amenés à nous interroger sur les liens, explicites ou implicites qui s’instaurent entre l’image et le texte qui la dessine, puis de tenterd’évaluer dans quelle mesure la forme sert la signification du poème.
1er élément à commenter : la lecture du poème :
Le titre permet la reconnaissance des motifs. La lecture se fait par l’appréhension successive des deux dessins du poème, sans ordre préétabli, quoique l’œil se porte naturellement d’abord vers la colombe, puis vers le jet d’eau, où le «Ô » est mis en valeur.
La...
tracking img