Dissertation

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  • Publié le : 27 mars 2011
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DISSERTATION
Rappelons qu’un plan en trois parties n’est nullement exigé. Toute organisation
cohérente est recevable.
Quelques pistes :
→ l’écriture autobiographique est une manière de conserver la saveur de la vie.
- l’écriture autobiographique comme résurrection du passé.
- thématique privilégiée de la naissance, de l’enfance, de la maternité, des origines.
- retour aux sources :eau symbolique chez Colette.
- ressusciter le passé, le revivre de façon encore plus intense sachant qu’il s’éloigne, sa valeur
n’en est que plus précieuse. L’épisode de la madeleine dans Du coté de chez Swann de M.
Proust est emblématique de la persistance presque magique du souvenir.
- l’écriture autobiographique comme préservation de la saveur de la vie.
- importance des sensations :« je me pétrifiais, fascinée par l’éclat lumineux des fruits
confits, la floraison bigarrée des bonbons acidulés ; vert, rouge, orange, violet » S. de
Beauvoir.
- plaisir de la nostalgie : « Rien qu’à parler d’elle je souhaite que leur saveur m’emplisse la
bouche au moment de tout finir ».
- précision des détails : accumulation des notations enfantines chez Albert Cohen. C’estl’essence même de la vie que saisit l’autobiographe. Colette continue à se nourrir
symboliquement à la fontaine de jouvence recréée par le souvenir. Rôle des images. Valeur
fondatrice des sensations. Corrigé Bac 2007 – Série L – Français – Métropole www.sujetdebac.fr
- dimension poétique et lyrique : proses très poétiques et intimistes, dimension incantatoire
qui vise à célébrer le passé. Hymnescandé par les invocations « ô » chez Colette et Cohen.
L’art est donc un paradis retrouvé, l’enfance devient un refuge idéalisé puisqu’elle correspond
à une époque où la question de la condition humaine ne se pose pas encore.
→ l’écriture autobiographique doit aussi permettre de se préparer à la mort
- une œuvre de lucidité
- l’écriture de soi doit permettre d’éclaircir un souvenirbrouillé par le temps, prendre
conscience du « chemin » déjà parcouru = être prêt.
- elle exprime l’apprentissage de la souffrance, de la perte, du manque : « Adulte, j’aurais
voulu brouter les amandiers en fleurs, mordre dans les pralines du couchant. Contre le ciel
de New York, les enseignes au néon semblaient des friandises géantes et je me suis sentie
frustrée ». S. de Beauvoir
- faire leseuil de ce qui n’est plus : Cohen : « Les rives s’éloignent. Ma mort approche »,
Colette : « que j’emporte avec moi cette gorgée imaginaire… ». En évoquant les figures
disparues et ce à quoi on a dû renoncer, on projette sa propre mort sur la page, on essaie de
l’apprivoiser. (Essais, Montaigne) ; « pleurer sa mère, c’est pleurer son enfance » et prendre
conscience de l’échec del’écriture autobiographique comme tentative de conjurer la mort.
- une œuvre de conclusion
- souvent écrite sur le tard, elle vise à faire un bilan
- le livre devient l’instrument d’une quête, d’une enquête sur soi qui doit donner à
l’autobiographe le sens de sa vie (Rousseau, préambule des Confessions : « Que la trompette
du jugement dernier sonne quand elle voudra ; je viendrai ce livre à lamain devant le
souverain juge. Je dirai hautement : voilà ce que j’ai fait, ce que j’ai pensé, ce que je fus. ».
Le livre aide l’autobiographe à se comprendre et ainsi à trouver une certaine sérénité face à
l’angoisse existentielle que suscite sa condition finie.
- l’écriture autobiographique doit permettre de laisser une trace, un témoignage à la postérité,
dresser un monument desoi-même. Elle exprime l’image que l’on souhaite laisser (excipit des
Mémoires d’Outre-tombe de Chateaubriand). Le livre est un moyen de lutter contre l’oubli, de
transcender le temps, d’atteindre l’intemporalité.
→ Conserver la saveur de la vie permet de mieux se préparer à la mort
- l’écriture autobiographique comme sublimation du destin individuel.
- Le livre redonne des forces à...
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