Dissertation

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  • Publié le : 13 mai 2011
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Généralement, le spectateur est défini comme celui qui observe, qui n’agit pas, qui resta dans la passivité, comme le demande L'Annoncier au tout début du Soulier de Satin de Claudel : « Écoutez bien, ne toussez pas ». Le théâtre, quand à lui, fondé sur uneillusion théâtrale, raconte, joue, met en scène des personnages évoluant dans un décor particulier selon la scène à destination du spectateur. Ainsi, nous
En effet, nous pouvons
Pourtant il a dû garder l’homogénéité de ses pièces en fonction de la classe sociale. C’est ce que dit le Prologue en nous montrant les personnages de la tragédie d'Anouilh : Antigone « sent qu'elle s'éloigne à unevitesse vertigineuse [...] de nous tous, qui sommes là bien tranquilles à la regarder, de nous qui n’avons pas à mourir ce soir. »
La Critique de L’École des femmes nous montre les préventions de l’aristocratie à l’encontre de la comédie et des « continuels éclats de rire que le parterre y fait ».. Le théâtre est alors un lieu public de célébration et de réflexion
C’est sans doute la raisonpour laquelle le Prologue de l’Antigone d’Anouilh et l’annoncier du Soulier de satin de Claudel se livrent à des explications (parfois provocantes) pour attirer à nouveau l’attention d’un public désorienté et restant sur sa réserve.
Le spectateur a donc beaucoup évolué en raison des transformations du lieu de spectacle mais aussi de la dramaturgie et de la mise en scène. La place des spectateurspar rapport à l’espace scénique oblige les acteurs à ne jamais tourner le dos au public. Face à cette présence imposée dans ce milieu inhabituel, le spectateur peut réagir de deux manières opposées.
[Conclusion-transition] Ainsi, comme le laissait entendre l'étymologie du mot, l'auteur attend du spectateur qu'il regarde et qu'il écoute la pièce, qu'il se tienne silencieux et distant, de l'autrecôté d'un quatrième mur qui semble une frontière infranchissable. Pourtant tout est écrit, mis en scène pour le spectateur.
Ce dernier est le destinataire de la pièce et l'auteur cherche à emporter son adhésion. Le théâtre devient le lieu d'une argumentation, les spectateurs étant supposés répandre ensuite les critiques et les valeurs qui les ont convaincus. Ainsi L'École des femmes avance un pointde vue novateur sur l'éducation des filles et, quelques mois plus tard, La Critique de l'École des femmes (scène V) fait de la salle un miroir de la société et propose une hiérarchie selon le « bon sens » et le « bon goût » plutôt que selon la naissance et la fortune. De l'autre côté du quatrième mur, le spectateur qui regarde comme un voyeur, ne se réduit pas à un regard ; esprit sensible quipeut se charger de diffuser les idées d'un auteur, il éprouve des émotions
[Conclusion-transition] La distance dont nous avons parlé n'empêche pas le spectateur, destinataire de la pièce, d'être partie prenante de la représentation en adhérant aux Idées exprimées et en éprouvant toutes sortes d'émotions qui le rangent du côté de l'auteur. Conclusion : Tout est tourné vers le public, fait en fonctionde lui : Le texte, la mise en scène. C'est pour les applaudissements, les critiques et la catharsis du public que tout est fait en fonction de lui. Ie public, bien qu'exclu de la scène, n'est pas cantonné dans un rôle passif ; il est même une force active si l'on considère la dimension collective spécifique au théâtre. Montesquieu, dans ses Lettres persanes évoquera de façon amusante cettefonction sociale du théâtre ; déjà Molière en rend compte lorsqu'il fait dire à Dorante : « Ce fut une seconde comédie que le chagrin de notre ami ». Le théâtre est aussi là, dans le public et il est à ce titre intéressant que Molière choisisse de faire parler des spectateurs de L'École des femmes dans La Critique de l'École des Femmes. Si on ne restreint pas le théâtre à l'espace où évoluent les...
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