Dissertation

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  • Publié le : 14 avril 2010
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DISSERTATION

Sujet : « Le rôle de l’écrivain […] ne se sépare pas de devoirs difficiles. Par définition, il ne peut se mettre au service de ceux qui font l’histoire : il est au service de ceux qui la subissent », écrit Albert Camus dans le Discours de Suède. Selon vous, la seule fonction de la littérature est-elle de se mettre au service d’une cause ?

Le mot littérature,issu du latin « litteratura » dérivé de « littera », « la lettre », apparaît au début du XIIe s avec un sens technique de « chose écrite » puis évolue à la fin du Moyen Âge vers le sens de « savoir tiré des livres », avant d'atteindre aux XVII-XVIIIe siècles son sens principal d'aujourd'hui : ensemble des œuvres écrites ou orales comportant une dimension esthétique ou activité participant à leurélaboration. Albert Camus déclare que « Le rôle de l’écrivain […] ne se sépare pas de devoirs difficiles. Par définition, il ne peut se mettre au service de ceux qui font l’histoire : il est au service de ceux qui la subissent » dans son Discours de suède. Ainsi nous pouvons nous demander si la littérature n’est qu’un moyen de se mettre au service d’une cause. Pour cela, nous allons tout d’abordétudier le fait qu’elle puisse avoir pour mission de se mettre au service d’une cause, pour ensuite parler de ses possibles autres fonctions.

Lorsqu’une œuvre présente certaines opinions ou prises de position de son auteur sur un sujet donné, on la dit engagée. Par le biais de son texte, un écrivain engagé peut, par exemple, critiquer et dénoncer certains aspects de la société. Ceux-cipeuvent être d’ordre politique -s’élever contre le régime politique en vigueur-, social -les conditions de vie du peuple- ou encore économique –les inégales répartitions des richesses-. Dans son Candide, Voltaire dénonce le système monarchique et l’intolérance religieuse de l’époque. C’est aussi le cas d’Emile Zola qui critique violemment les intolérables conditions de travail et de vie desmineurs dans Germinal. La littérature dite engagée permet principalement d’émettre une critique ou une dénonciation plus ou moins déguisée à l’encontre de son époque.
La littérature engagée peut aussi permettre à son auteur de défendre une question qui lui est chère. Il prend fait et cause pour un sujet plus précis, un fait de société, une injustice, une pratique qui le révoltent.C’est pourquoi, un grand nombre d’auteurs se sont engagés à travers leurs écrits à propos de causes importantes : tels Hugo contre la peine de mort dans Claude Gueux, Alexandre Soljenitsyne dans l’Archipel du Goulag qui traite du système carcéral et de travail forcé mis en place dans l'Union soviétique ou encore Emile Zola dans son célèbre « J’accuse » contre l’antisémitisme. La littérature est unmoyen efficace pour que le lecteur prenne conscience des injustices, des inégalités ou des pratiques qui sont relatées dans l’œuvre.
Mais la littérature engagée a une autre fonction, celle de lutter contre les préjugés, les idées reçues et une certaine forme d’endoctrinement. Cette lutte permet d’ouvrir l’esprit, de développer le sens critique, de remettre en question des choses quiparaissaient être établies et immuables. Dans l’article « agnus scythicus », Diderot condamne la crédulité des Hommes. Comme son nom l’indique, le Dictionnaire des idées reçues de Flaubert est une véritable dénonciation de la bêtise. Cette forme de littérature est très importante car elle s’attaque à un problème de fond.
Au travers de tous les exemples cités précédemment, nouspouvons affirmer que la littérature est très utile quand elle est au service d’une cause. Cependant, cette seule analyse semble un peu restrictive.

En effet, une autre utilité de la littérature et non la moindre est celle de divertir son lecteur sans que ce terme ait une connotation péjorative. Les genres qui se rapportent à cette fonction sont les contes merveilleux et...
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