Dissertation

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  • Publié le : 14 novembre 2011
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Question numéro 2 :

Historiquement l'éducation et la formation des citoyens et une des caractéristiques majeurs des états démocratiques. La citoyenneté étant la base de ceux ci. La citoyenneté est pour l'auteur Laurence Loeffet un principe unificateur, promoteur de valeurs communes et assurant la cohésion de la communauté politique. Ce pause alors le problème de l'articulation et del'équilibre entre une citoyenneté unificatrice et le respect des libertés individuelles en respectant leurs attachements et leurs appartenances particulières. En France c'est principalement autour de l'école que va se cristalliser les enjeux de la formation des citoyens et les tensions exacerbés par l'avènement de l'âge démocratique.

L'école républicaine en France avait comme principale but de fonder larépublique en introduisant l'instruction morale et civique à la place du monopole de l'instruction religieuse. Surtout ancré dans l'école primaire ce principe de systématiser l'éducation du citoyen est un objectif vital pour la république. Ce projet républicain visait l'appropriation d'une culture morale et politique commune pour former une communauté homogène en l’arrachant à ses appartenancesculturelles particulières. (familiales, régionales, linguistiques, religieuses...). Cette vision de la citoyenneté implique une conception abstraite de l'individu selon Laurence Loeffet. L'état a dans ce cas une grande importance dans l'éducation en imposant dans l'école un enseignement commun des idées et des sentiments.
Cette vision traditionnelle va être remis en cause dès les années 1900 par lespremières contestations de la dualité scolaire (primaire/secondaire) qui cristallisait la conception républicaine du citoyen sur les enfants de l'école primaire en les arrachant à leurs appartenances sociales particulières. Cette contestation vient du fait que ce fonctionnement de l'institution scolaire est peu soucieux de l'égalité des individus et de l'injustice qu'il génère. Dès le début du20ème siècle « l'idée démocratique » prend de l'ampleur et l'école est le lieu principal de sa promotion. L'équilibre entre la nécessité de transmettre des savoirs et les exigences modernes de la formation des personnes va basculer jusqu'à aujourd'hui ou selon Marcel Gauchet « la tendance à l'individualisation l'a emporté sur tout le reste ». Dans le système traditionnel ou les droits individuelssont définis par les contraintes de l'état, de l'école et de l'imposition sociale, on passe dans une nouvelle ère ou l'idéal individualiste s’épanouit. De la formation de citoyen pour former une communauté homogène partageant les mêmes valeurs républicaine et démocratique, on combat maintenant les contraintes et l'autoritarisme de l'école pour affirmer les libertés de l'individu et son droit à sonparticularisme. Comme le dit Marcel Gauchet on passe « du projet de la démocratie par l'école à celui de la démocratie dans l'école ».

Cette nouvelle vision qui fait une place accrue aux droits de l’individu s'applique aussi au droit de l'enfant, dont la convention des droits de l'enfant adopté par l'ONU est le symbole. Ce nouveau statut du mineur, le considérant comme un sujet de droit,s'inscrit pleinement dans cette nouvelle démocratique. Ainsi comme le montre Irène Thery, pas un droit est épargné par la démocratisation de droits individuelles, ce qui est pour « les idéologues des nouveaux droits de l'enfant » la continuité voir même l'aboutissement de la reconnaissance de l'enfant comme citoyen.
Il y a deux point ou se rejoigne Laurence Loeffel et Irène Thery. Tout d'abord ledéveloppement des droits subjectifs qui a selon l'auteur, le but de plus en plus marqué de répondre aux intérêts particuliers, contrairement au droit objectif qui assure des valeurs communes aux individus. Le deuxième point ou se retrouve les deux auteurs est sur la question sociale. L'invention de nouvelles normes pour l'individu a un effet paradoxale. La création d'un individualisme « heureux »...
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