Dissertation

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  • Publié le : 6 mai 2012
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James Potter & le Gardien Maudit
Par Norman G Lippert, d’après J. K. Rowlings Le fils d’Harry Potter – tome 2

Traduction en français de Anne Solo 1

Prologue
Il tombait des hallebardes. La pluie heurtait le trottoir si fort qu’elle envoyait alentour des jets de gouttelettes. Il y avait un petit homme debout au coin de la rue, sous le seul lampadaire qui marchait encore. Il scrutait lesenvirons. La rue était sinistre. Alignés d’un côté, il y avait des immeubles abandonnés, sombres et en ruine, qui ressemblaient à des cadavres de dinosaures. En face, tout aussi délabrée, se trouvait une ancienne usine, protégée par une chaîne. Des panneaux accrochés aux maillons rouillés grinçaient sous les rafales de vent. La seule voiture garée dans la rue paraissait là depuis si longtempsqu’elle était devenue un élément de l’écosystème. Inquiet, le petit homme s’agita, passant d’un pied sur l’autre. Son crâne chauve luisait, humide de pluie. Il regarda derrière lui, vers les rues animées d’où il était venu, et se racla la gorge avec un grondement sourd. Il sortit son poing de son imperméable, et le tendit sous la lueur maussade du lampadaire. Quand il ouvrit la main, il y avait àl’intérieur un petit morceau de parchemin trempé. Pour la dixième fois, il lut ses instructions. Des lettres à l’encre bleue, qui indiquaient le nom de la rue – et rien d’autre. Ennuyé, le petit homme secoua la tête. Il s’apprêtait à remettre le parchemin dans sa poche quand tout à coup, les mots s’effacèrent, noyés par la pluie. Le petit homme cligna des yeux, perplexe, en regardant l’endroit où ilss’étaient trouvés. Lentement, d’autres mots apparurent sur le parchemin, comme écrits par une main invisible : une adresse. Le petit homme fronça les sourcils, mécontent, mais le parchemin n’était pas responsable de sa situation. Aussi, il le replia, et le remit dans sa poche. Il jeta un coup d’œil de côté pour vérifier le numéro inscrit au-dessus de la porte du misérable immeuble près duquel il setrouvait. Il soupira, puis quitta le puits de lumière jaunâtre, et traversa la rue dont le caniveau débordait d’eau. Si les rares personnes capables de le reconnaître s’étaient trouvées là, elles auraient su que le petit homme n’était pas du tout un homme : c’était un gobelin. Il s’appelait Forget, et détestait – vraiment – 2

s’aventurer dans le monde humain. Bien sûr, personne ne remarquait jamais nisa taille inhabituelle, ni les traits étranges de son visage. Il portait des bottes avec des talons de dix centimètres, et était protégé par un sortilège de Visum-Ineptio. Ceux qui le croisaient ne voyaient qu’un aimable petit homme âgé, au visage buriné. Mais quand même, Forget n’aimait pas les humains. Il les trouvait malpropres, inefficaces, et brutaux. Forget aimait que son environnementressemble à son atelier : net, bien organisé, et régulièrement débarrassé de tout élément inutile. Ce n’était pas que Forget interdise aux humains d’exister ! Non ! Il préférait juste qu’une partie du monde leur soit réservé, et que lui-même n’ait pas à s’y rendre. Quand il y était obligé, il avait la sensation de visiter un zoo. Il avait bien failli ne pas venir ce soir. Il sentait que quelque chosen’allait pas dans ce rendez-vous. Forget possédait un talent très particulier, aussi il était fréquent pour lui de ne pas connaitre à l’avance le nom de ses clients. Seulement, les convocations qu’il recevait avaient d’habitude une certaine formalité, il ne s’agissait pas d’un simple parchemin avec quelques mots… et un nombre. Mais Forget savait ce que le dernier signifiait : la somme qu’ilrecevrait pour ses services. Pas à dire, c’était un montant incroyable. Suffisant pour que Forget, malgré ses réticences, quitte son atelier et se lance à la poursuite de l’adresse mystérieuse, dans ce coin décrépit du territoire humain. Après tout, Forget était un gobelin. Il cessa de marcher, et vérifia le numéro inscrit sur l’immeuble en face de lui. Puis, en fronçant les sourcils, il se...
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