Dissertation

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  • Publié le : 4 juin 2012
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« Dans quelle mesure le récit est-il une stratégie d’argumentation efficace ? »

Depuis des siècles, des écrivains exposent leurs pensées et leurs idées par l'intermédiaire d'essais, de romans, ou encore d'apologues. Ils exposent de plus leurs points de vue sous différentes stratégies d’argumentation, directe ou indirecte. C’est peut-être ce qui nous amène à nous interroger dans quelle mesurele récit est-il une stratégie d’argumentation efficace ? Pour cela, nous verrons dans un premier temps, que le récit peut se présenter sous différentes formes et ainsi élargir le choix des supports à l’argumentation pour les écrivains. Puis dans un second temps, nous verrons les limites et les contraintes de l’argumentation, quand l’auteur prend des risques, qu’il mise sur l'intelligence du lecteurpour à la fois plaire, instruire, ou faire passer un message.

À chaque siècle, dans l’histoire de la littérature, les écrivains ont défendu leurs opinions et dénoncé les problèmes de société et de vie à leur époque à travers leurs écrits. Néanmoins, d’autres formes que la littérature ont fait leur apparition et se sont développées, permettant l’élargissement d’un genre ; le récit.De nombreux écrivains ont choisie de raconter la vie d’une personnalité, ou de passer « un pacte » avec leurs lecteurs et eux-mêmes, en choisissant la sincérité et la possibilité de se remémorer des éléments qu’ils ont oubliés. Ils sont choisis la biographie ou l’autobiographie comme support d’expression. Ces récitsrétrospectifs qu'une personne réelle fait de sa propre existence ou de celle d’une autre personne, met l’accent sur la vie individuelle. Cependant, ce genre posse plusieurs difficultés à l’auteur, car en effet, celui-ci doit dresser un portrait fidèle de lui-même ou de la personne à qui il veut nous faire partager sa vie en dépit des problèmes de mémoire et de la censure morale imposée par les convenancesde l’autobiographie. Pour une biographie, l’auteur doit soigner une certaine impartialité en respectant une objectivité, de plus, il doit faire face à un manque d’information ou un risque de conflit avec la personne décrite. Nous pouvons le remarquer, dans le récit autobiographique que fait Annie Ernaux de son père en 1983 dans La Place, où elle brave ces sentiments d’amour et de manque avec uneparole qui s’efforce de reconstruire l’intimité d’une vie et de réhabiliter le père disparu . Elle surmonte le remord de la figure paternelle par une revalorisation de celle-ci, tout en apportant une réflexion implicite sur les différences sociologiques. Pour le reste, les projets autobiographiques et biographiques de chaque écrivain lui est particulier, et ce qui fait qu’une œuvre perdure dans letemps, c’est la sincérité et l’engagement de l’écrivain. D’autres en revanche, ont opté pour une forme du récit connus depuis l’antiquité, mettant en place l’art de proposer des personnages et des situations symboliques tout en proposant une leçon morale qui peut être présentée explicitement. Ceux-ci ont choisie l’apologue, qui implique undouble niveau de lecture, divertir et instruire le lecteur. Cependant l’apologue peut se présenter sous plusieurs formes. Le conte, qui présent une aventure vécue par un héros et qui a pour but de susciter une réflexion morale et sociale sur un enjeu didactique. Il obéit à un schéma narratif récurrent. Les personnages du conte, sont peu caractérisés, pour que le destinataire puisse s'y identifier. Cesont des archétypes. Nous pouvons prendre comme exemple le conte philosophique de Voltaire, Candide, parue en 1759. Ce conte merveilleux de son vrai nom Candide ou l'Optimisme, se projette dans un ailleurs spatial et temporel. Il suscite le rêve tout en proposant une vision manichéenne entre le bien et le mal. Il y a aussi d’autre part les fables, qui font parties du genre de l’apologue....
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