Dissertations philo

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 7 (1750 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 31 mars 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
L'excuse souvent avancée « Je ne fais de mal qu'à moi-même » est-elle moralement défendable ?



Le mal correspond à une souffrance infligée à soi ou à autrui, aussi bien physique que morale, ces états de faits sont jugés nuisibles, destructeurs et immoraux. La morale définit le concept du juste et de l'injuste, c'est le jugement d'une action humaine que l'on juge bien ou mal, Nietzscheemploierait plutôt les termes de bon ou mauvais. La définition même de la morale implique donc clairement que toute souffrance est immorale dans la mesure où elle est jugée injuste mais est-ce toujours vrai ? C'est pourquoi nous nous demandons si la morale va à l'encontre de quiconque souffrirait sous prétexte qu'il est l'unique sujet concerné par cette souffrance. Il convient donc de se demanderdans quel cas plus ou moins particulier une souffrance peut-elle être jugé bonne ou juste et donc moralement défendable bien que la définition même du mal implique qu'elle soit immorale. Puis pourquoi il semble que dire que le sujet ayant mal est moralement défendable parce que c'est un mal qui n'engage que son unique personne. Et enfin nous verrons si la souffrance même infligée à soi-mêmepeut-elle vraiment être volontaire et consciente.


Dans un premier temps, il nous faut savoir s'il existe des cas dans lesquels la souffrance peut être justifiée et admise comme moralement défendable. A première vue, nous dirions que non il ne peut y avoir de tels cas puisque la définition du mal implique l'immoralité et la nuisance. Mais si la souffrance est perçue comme sacrifice alors elle peutéventuellement être jugée bonne ou du moins justifiable. Par exemple, le moine qui fait vœux de pauvreté peut en souffrir mais sa souffrance est relative à un souhait et à une dévotion. La dévotion étant communément attribuée au bien, alors la souffrance qu'elle implique est bonne. Il paraît donc envisageable que le mal en tant que souffrance relative à une sacrifice soit moralement défendablepuisque en effet il n'implique que le sujet concerné, ici il s'agit d'un moine. Mais le mal en tant que réelle souffrance physique ou morale peut elle être justifiée ? Si l'on considère une personne qui entreprend un régime par exemple. Un régime peut infliger de réelle souffrance au sujet, mais ce dernier ayant personnellement décidé d'entreprendre ce régime et en parfaite connaissance des risques etsouffrances autant morale que physique que cela implique, et donc la décision n'appartenant qu'à lui seul, peut-on admettre que ce type de mal soit moralement défendable ? Si le mal est définit comme se qui va à l'encontre de l'essence de l'homme ou contre sa personne, alors non le régime n'est pas admit moralement parlant puisqu'il altère l'enveloppe charnelle de la personne et inflige dessouffrances morales parfois très insupportables surtout en cas d'échec. Mais si le régime est engagé comme un moyen pour un un bien, selon le proverbe « un mal pour un bien » alors oui, il peut être moralement admis. Le mal peut donc être envisager comme moralement défendable dans certains cas uniquement s'il est utilisé en tant que moyen et non comme une fin. Guérir de sa maladie comme l'obésité estun bien, or pour cela on utilise une méthode parfois difficile et source de souffrance, mais c'est effectivement « un mal pour un bien » et donc ce mal est moralement justifiable et défendable. Mais attention à ce qui est induit de cette exemple, ce principe ne fonctionnant pas pour tout type de cause. En effet, si l'on considère le cas extrême, le meurtre peut être justifié si ce principe estutilisé sans considération. Un homme qui ressent un réel besoin de vengeance peut en souffrir véritablement mais dans ce cas le meurtre ou autre crime qui pourrait éventuellement soulager cette souffrance n'est en aucun cas justifiable et encore moins admis par la morale universelle. D'autant plus que ce serait une perpétuelle source de souffrance puisque la mauvaise conscience que nous inflige la...
tracking img