Dissertations

Disponible uniquement sur Etudier
  • Pages : 44 (10789 mots )
  • Téléchargement(s) : 0
  • Publié le : 25 avril 2011
Lire le document complet
Aperçu du document
Le grammairien, lui, n'a pour mission que d'instruire, aussi est-il toujours ennuyeux ; on ne le lit, ni dans les salons, ni dans les cercles, ... Quant aux théoriciens (les grammairiens), leur mission est d'expliquer le mécanisme du langage et de l'écriture. On peut être, un excellent grammairten et ... Au cours de la première guerre mondiale, Korzybski se demanda comment les êtres humainsfaisaient des évaluations erronées:
"Mon service au front pendant la Guerre Mondiale et une connaissance approfondie des conditions de vie en Europe et aux États Unis d'Amérique m'ont convaincu de la nécessité d'une révision scientifique de toutes les notions que nous avons sur nous-mêmes. L'examen a révélé qu'en ce qui concerne toutes les disciplines traitant des affaires humaines, celles-ci nereposent pas sur une définition de l'homme, ou bien si elles en ont une, cette définition est formulée dans des langages métaphysiques, élémentalistes, de type sujet-attribut, qui sont dépourvus de scientificité et se révèlent en fin de compte nuisibles du point de vue sémantique." (Science and Sanity, Introduction)
Il commença par formuler la faculté, qu’il baptisa Time-binding, de pouvoir, grâce àl’usage des symboles, transmettre l’acquis d’une génération à la suivante. Ceci fait, grosso modo, l’objet de son premier ouvrage, Manhood of humanity (disponible en version PDF ici : [4]
La pragmatique est la branche de la linguistique qui s'intéresse aux éléments du langage dont la signification ne peut être comprise qu'en connaissant le contexte de leur emploi. Cet objectif est l'un des buts desétudes visant à mettre en évidence la "cohérence" propre du langage naturel. La pragmatique est née au XIXe siècle aux États-Unis mais elle a commencé à se développer surtout après la seconde guerre mondiale. Dès le XIXe siècle, plusieurs penseurs, s’appuyant sur le "scepticisme spéculatif", que produit souvent les prétentions à une connaissance "spéculative" valable de la réalité, ont soutenul’idée que la pensée ne saurait jamais aller au-delà d’une connaissance "pratique". Sur cette base, William James (1842-1910) a développé une doctrine qu’il a appelé pragmatique (du grec ‘pragma’ « action »). Son ami Charles S. Peirce (1834-1914) a, lui, employé le terme voisin de "pragmaticisme", et il a mis l’accent sur l’activité sémiotique de l’homme, donc sur l’emploi des signes. Tout naturellement,sa réflexion a rencontré les signes linguistiques et leur emploi. La pragmatique s'intéresse ainsi d'un côté, aux phénomènes de dépendances contextuelles propres aux termes indexicaux, c'est-à-dire ceux qui, comme je, ici ou maintenant, ont leur référence déterminée par des paramètres liés au contexte d'énonciation (voir notamment les travaux du philosophe et logicien californien David Kaplan),ainsi qu'aux phénomènes de présupposition.
D'un autre côté, elle vise aussi parfois à faire une théorie des inférences que l'on tire des énoncés linguistiques sur la base de nos connaissances générales sur le monde et d'hypothèses sur les intentions des locuteurs. Elle s'appuie en particulier sur la distinction introduite par le philosophe américain Paul Grice entre le sens pour le locuteur et le"sens proprement linguistique" des énoncés. En France, à peu près à la même époque, Oswald Ducrot (Dire et ne pas dire, 1972) développait des idées comparables. Dan Sperber, philosophe et anthropologue français, et Deirdre Wilson, linguiste britannique, ont développé à partir de ces idées une "théorie pragmatique générale", connue sous le nom de théorie de la pertinence.
Les principaux travauxd'Oswald Ducrot portent d'une part sur la présupposition, c'est-à-dire sur le fait que certaines expressions linguistiques, pour être utilisées de manière appropriée, requièrent que les locuteurs partagent certaines croyances (par exemple, pour pouvoir comprendre de manière appropriée « Paul aussi est venu », il faut que l'ensemble des participants à la conversation partagent la croyance que...
tracking img