Disserts gratuites

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  • Publié le : 29 mars 2011
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* Sophocle – Antigone
Ainsi, pour moi, d’obtenir un tel sort
n’est pas un mal ; mais si je laissai, négligente,
sans tombeau, le fils de ma mère,
oui, de cela je souffrirais ; du reste, non !Et, si je te semble insensée,
peut-être, un fou m’accuse, à présent, de folie.
* (Acte I, scène 6) Corneille – Le Cid
Que je sens de rudes combats !
Contre mon propre honneur mon amour s’intéresse ;Il faut venger un père, et perdre une maîtresse :
L’un m’anime le cœur, l’autre retient mon bras
Réduit au triste choix ou de trahir ma flamme,
ou de vivre en infâme,
des deux côtés mon mal estinfini.
O Dieu, l’étrange peine !
Faut-il laïusser un affront impuni ?
Faut-il punir le père de Chimène ?
* (Acte III, scène 1) Shakespeare – Hamlet
Etre ou ne pas être, telle est la question.Y’a t’il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte ? Mourir… Dormir… Rien de plus ; …et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair : c’est là un dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir… Dormir,dormir ! Peut-être rêver ! Oui, là, est l’embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de la vie ? Voilà qui doit nous arrêter.C’est cette réflexion là qui nous vaut la calamité d’une si longue existence.
* (Acte II, scène 5) Racine – Phèdre
Objet infortuné des vengeances célestes,
Je m’abhorre encor plus que tu ne medétestes.
Les Dieux m’en sont témoins, ces Dieux qui dans mon flanc
Ont allumé le feu fatal à tout mon sang,
Ces Dieux qui se sont fait une gloire ; cruelle
De séduire le cœur d’une faible mortelle.
*(Acte V, scène 5) Rostand – Cyrano de Bergerac
- Vous m’aimiez !
- C’était l’autre !
- Déjà vous le dites plus bas !
- Non, non, mon chez amour, je ne vous aimais pas !
- Vous m’aimiez !
-...
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