Dm le journal d'une femme de chambre

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  • Publié le : 18 avril 2011
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Le journal d’une femme de chambre
Octave Mirbeau

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Questionnaire :Question 1 : Où se trouve Célestine quand elle commence la rédaction de son journal ? Pourquoi entame-t-elle l’écriture à ce moment là ?

Célestine commence la rédaction de son journal, le 14 septembre dans la chambre qu’elle dispose dans la maison dans laquelle elle est affectée depuis ce jour : « Et j’écris ces quelques lignes dans ma chambre, sous les combles… » Elle vient en effet dechanger de maison, pour maintenant servir chez les Lanlaire au Prieuré situé Mesnil-Roy en Normandie, comme il nous l’est préciser dès le début du texte.
Elle entame certainement l’écriture de son journal à ce moment là, puisqu’après plusieurs années de service à Paris, elle accepte « de s’ensevelir dans ce fond perdu de province ». Cette étape marque donc un tournant dans sa vie, elle rompt avec savie d’avant. Ce changement laisse également place à des appréhensions, des doutes, que ce journal lui permettra de consigner comme elle l’énonce dans le premier chapitre : « Je ne suis pas sans inquiétudes ni sans regrets d’être venue, à la suite d’un coup de tête, m’ensevelir dans ce fond perdu de province. »

Question 2 : Pourquoi peut-on considérer qu’elle fait parfois un curieux usage de cejournal ? Quel autre mot pourrait, dans une certaine mesure, qualifier ce récit ?

On peut considérer que Célestine emploie son journal d’une manière curieuse puisque que l’on s’attendra à se qu’elle narre ses journées les unes après les autres, dans un ordre chronologique or on constate tout au long du livre qu’elle raconte son passé, ses places précédentes… Au final, on a en parallèle sa viepassé qui domine et sa place actuelle chez les Lanlaire, presque secondaire dans la narration. Son récit d’apparente donc à des mémoires, une autobiographie en quelques sorte où elle prend du recul sur sa vie et va jusqu’à relater des événements liés à son enfance au chapitre V, comme par exemple l’alcoolisme de sa mère : « C’est à partir de ce moment que ma mère s’adonna, avec rage, à laboisson. »

Question 3 : Pourquoi peut –on considérer le choix qu’à fait Mirbeau d’une narratrice femme de chambre comme doublement subversif ?

On qualifie de subversif, un événement, une attitude ou quelque chose qui vise à renverser l’ordre établie, à provoquer ou même à menacer. Ce que l’on peut constaté de subversif dans ce romain, ce sont les choix de l’auteur, en choisissant notamment une femmeen tant que narratrice. La femme au 19ème siècle ne dispose alors pas d’un statut reconnu, ne dispose également pas de droits sociaux ou politiques. Secondement, Mirbeau choisit non seulement une femme mais une femme de chambre, certainement ce qu’il existe de plus soumis et de plus rabaissé à l’époque. Ce choix est donc surprenant voir impensable pour l’époque, jamais la parole d’une soubrette cevoit être prise en compte, surtout quand il est question de critiquer incessamment ses maitres. Mirbeau donne alors à une femme de chambre qui n’est « rien » une importance étonnante, et un pouvoir de critique presque sans limite que l’on retrouve tout au long du texte pour dénoncer le travail « des gens de maison » comme elle, qu’elle qualifie d’esclavage : « On prétend qu’il n’y a plusd’esclavage... Ah ! Voilà une bonne blague, par exemple... Et les domestiques, que sont-ils donc, sinon des esclaves ? » au chapitre XVII.

Question 4 : Si pour Balzac, l’argent mène le monde, est ce aussi le cas pour Mirbeau ?

A travers Célestine, c’est Mirbeau qui parle. On peut donc en conclure que la vision de l’argent pour Mirbeau est la même que celle de Célestine. Célestine a une vision...
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