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  • Publié le : 29 décembre 2010
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Le monologue au théâtre
Vous devez lire la totalité du dossier (textes et questions) avant de choisir le travail d’écriture. Les questions sont communes à tous les sujets : elles vous permettent d’approfondir la lecture des textes. Documents A – William Shakespeare, Hamlet, 1600-1601, acte III, scène 1. B – Molière, L’Avare, acte IV, scène 7, 1668. C – Jean Cocteau, La Voix humaine, 1930. D –Jean Anouilh, Antigone, Prologue, 1946. E – Jacques Schérer, La Dramaturgie classique en France, 1977. F – Hamlet : mise en scène de Peter Brook.

Questions
m 1. Analysez les situations d’énonciation et identifiez le(s) registre(s) des scènes ci-dessous. Dégagez la singularité de chacune d’elles. (2 POINTS) m 2. Lisez l’extrait placé sous le document F et dites en quoi la mise en scène d’Hamletpar Peter Brook rend compte de la situation d’énonciation et accentue le tragique de la scène. (1 POINT) m 3. En quoi la réflexion critique de J. Schérer éclaire-t-elle certains textes du corpus? (1 POINT)

Écriture
m Sujet I : Commentaire Vous ferez le commentaire de la scène de L’Avare de Molière (document B). m Sujet II: Dissertation Après vous être demandé quelles diverses formes peutprendre le monologue, vous vous interrogerez sur ses diverses fonctions dans une œuvre théâtrale. Vous appuierez votre réflexion sur les textes du corpus et sur les pièces de théâtre que vous connaissez. m Sujet III : Écriture d’invention «Être ou ne pas être?… », « Partir ou ne pas partir ?…», «Pardonner ou ne pas pardonner?… c’est là la question. » Composez un monologue théâtral qui commencerait parl’expression d’une alternative et qui appartiendrait

au registre tragique. Vous veillerez à ce que le lecteur dispose des éléments nécessaires à la bonne compréhension de la situation.

Document A

Peut-être rêver

Le roi du Danemark, père d’Hamlet, a été tué par son frère Claudius. Après avoir pris sa place sur le trône, il épouse la veuve de son frère qui est aussi la mère d’Hamlet. Lefantôme du mort vient conjurer Hamlet de la venger. Hamlet hésite et, pour éviter de passer à l’acte, feint la folie… Il est même tenté par le suicide qui lui permettrait de se soustraire à sa vengeance, à son devoir, à son destin.

Entre Hamlet. HAMLET. – Être, ou ne pas être, c’est là la question. Y a-t-il plus de 1 noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, oubien à s’armer contre une mer de douleurs et l’arrêter par une révolte ? Mourir… dormir, rien de plus; … et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair : c’est là un dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir… dormir! dormir! peut-être rêver! Oui, là est l’embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans cesommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie? Voilà qui doit nous arrêter. C’est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d’une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde, l’injure de l’oppresseur, l’humiliation de la pauvreté, les angoisses de l’amour méprisé, les lenteurs de la loi, l’insolence du pouvoir, et lesrebuffades que le mérite résigné reçoit d’hommes indignes, s’il pouvait en être quitte avec un simple 2 poinçon ? Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d’où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dansceux que nous ne connaissons pas ? Ainsi la conscience fait de nous tous des 3 lâches ; ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent sous les pâles reflets de la pensée; ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes, se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d’ac4 tion… Doucement, maintenant ! Voici la belle Ophélia … Nymphe, dans tes oraisons...
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