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  • Publié le : 8 juillet 2010
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Chapitre X
Comment, dans toute espèce de principauté, on doit mesurer ses forces

[Ce chapitre porte plus sur une question de stratégie que sur la politique proprement dite : un prince ne doit pas surestimer ses forces. Il doit évaluer s'il a assez d'hommes et d'argent pour entretenir une armée assez forte pour défendre son état contre une attaque extérieure. Si ce n'est pas le cas, il doits'assurer d'avoir la confiance de ses sujets et défendre en priorité sa capitale.]

Chapitre XIV
Des fonctions qui appartiennent au prince, par rapport à la milice.

La guerre, les institutions et les règles qui la concernent sont le seul objet auquel un prince doive donner ses pensées et son application, et dont il lui convienne de faire son métier : c'est là la vraie profession de quiconquegouverneDonc, pour Machiavel, la guerre n'est pas «la continuation de la politique par d'autres moyens» (Karl von Clausewitz), mais elle est le moyen politique par excellence., et par elle, non seulement ceux qui sont nés princes peuvent se maintenir, mais encore ceux qui sont nés simples particuliers peuvent souvent devenir princes. C'est pour avoir négligé les armes, et leur avoir préféré lesdouceurs de la mollesse, qu'on a vu des souverains perdre leurs ÉtatsMachiavel pense en particulier aux princes italiens qu'il accuse de lâcheté au chapitre XXIV. «Pourquoi les princes d'Italie ont perdu leurs états».. Mépriser l'art de la guerre, c'est faire le premier pas vers sa ruine; le posséder parfaitement, c'est le moyen de s'élever au pouvoir. Ce fut par le continuel maniement des armes queFrancesco SforzaDéjà mentionné au chapitre 1. Condottiere (c'est-à-dire mercenaire) au service de Milan, Francesco Sforza prit le pouvoir et devint duc de Milan. parvint de l'état de simple particulier au rang de duc de Milan; et ce fut parce qu'ils en avaient craint les dégoûts et la fatigue que ses enfants tombèrent du rang de duc à l'état de simples particuliers.

Une des fâcheusesconséquences, pour un prince, de la négligence des armes, c'est qu'on vient à le mépriser; abjection de laquelle il doit sur toute chose se préserver, comme je le dirai ci-aprèsAu chapitre XIX «Qu'il faut éviter d'être méprisé ou haï».
Ce qui peut faire mépriser, dit Machiavel, «c'est de paraître inconstant, léger, efféminé, pusillanime, irrésolu.». Il est, en effet, comme un homme désarmé, entre lequel etun homme armé la disproportion est immense. Il n'est pas naturel non plus que le dernier obéisse volontiers à l'autre; et un maître sans armes ne peut jamais être en sûreté parmi des serviteurs qui en ontParmi lesquels les mercenaires sont les plus à craindre, puisqu'ils n'ont pas même l'attachement à leur Etat pour se retenir de trahir.: ceux-ci sont en proie au dépit, l'autre l'est aux soupçons;et des hommes qu'animent de tels sentiments ne peuvent pas bien vivre ensemble. Un prince qui n'entend rien à l'art de la guerre peut-il se faire estimer de ses soldats et avoir confiance en eux? Il doit donc s'appliquer constamment à cet art, et s'en occuper principalement durant la paix, ce qu'il peut faire de deux manières, c'est-à-dire en y exerçant également son corps et son espritIlexercera son corps en pratiquant des manoeuvres militaires et la chasse; il exercera son esprit en étudiant la stratégie..
FRANçAIS

INTRODUCTION
Le texte présenté est extrait de L'Etranger de Camus, paru en 1942. L'œuvre de camus se caractérise par deux thèmes principaux: celui de l'absurde qui naît du décalage entre un besoin d'idéal et le monde réel (cf. Le Mythe de Sisyphe, 1951 ou encore LaPeste dans lequel l'auteur dépasse cet absurde en proposant un nouvel humanisme: celui de l'entraide) et celui de la révolte crée par le spectacle des crimes engendrés par l'humanité. Dans L'Etranger, Camus présente un homme que des circonstances extérieures vont amener à commettre un crime et qui assiste, indifférent, à son procès et à sa condamnation à mort.

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