Doit on apprendre à devenir soi même ?

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Doit-on apprendre à devenir soi-même ?

septembre 19, 2009 par ameliepinset

* Nature du devoir : dissertation de bac blanc en 4h
* Cours : Terminale ES, Philosophie
* Note : 18/20

L’homme est un animal métaphysique. À un moment ou à un autre de notre vie, nous nous posons tous des questions existentielles, nous traversons des crises identitaires. On croyait se connaître eton se rend compte qu’en réalité, on a d’une part du mal à connaître qui nous sommes et d’autre part à savoir si nous sommes nous-même. De plus, dans ces moments d’interrogation sur soi, on a tendance à se replier sur soi et nous pouvons ressentir un sentiment de marginalisation. On se demande si nous pouvons être nous-même. Ne serait-il pas plus facile d’«être comme tout le monde» ? Mais celavoudrait dire que nous ne prenons pas part de notre responsabilité. Ainsi être soi-même en tant qu’être sincère qui assume son identité apparaît comme un devoir : c’est à nous-même de nous poser des obligations morales. Mais comme on ne se reconnaît pas toujours dans ce que nous sommes, il faudra donc se demander par quel processus parvenons-nous à devenir nous-même.

Nous verrons dans un premiertemps qu’a priori nous sommes nous-même mais dans un deuxième temps nous verrons que sans un travail sur soi-même, nous sommes déterminés par des causes qui nous échappent et donc dans un dernier temps, nous verrons à quelles conditions il est possible de devenir soi-même.

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Dans cette première partie, nous verrons qu’il ne semble pas nécessaire d’apprendre à devenir soi-même puisque nous lesommes déjà.

Tout d’abord, on peut se dire que l’homme a été créé par un Dieu. Ce serait donc ce Dieu qui a décidé son identité, ce ne serait donc pas à l’homme de vouloir devenir lui-même et de toute façon, il suit un destin de sorte qu’il est condamné et est donc nécessairement lui-même en tant qu’être défini par ce Dieu.

Par ailleurs, l’homme est un être rationnel, c’est-à-dire qu’il estdoté d’une raison, il cogite et fait l’expérience du «Cogito ergo sum» : le «Je pense donc je suis» de Descartes. Pour Descartes, l’homme est divisé en deux entités : la substance étendue (son corps) et la substance pensante (son esprit). Selon la thèse du conscientalisme, la vie psychique de l’homme se résume à sa conscience réflexive, sa capacité de représentation de lui-même. L’homme connaîtdonc toutes ses pensées et comme il se définit par sa pensée, il se connaît lui-même.

Nous avons donc vu qu’en théorie, on est par essence soi-même.

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Pourtant, en pratique, on se rend compte que l’on n’est pas toujours soi-même.

L’homme est en fait divisé entre le moi, le ça et le surmoi. Selon Freud, il existe dans la vie psychique de l’homme une partie consciente, le moi, et unepartie inconsciente, le ça (les pulsions) et le surmoi (les normes et les valeurs que l’on nous a inculquées). Ainsi «le moi n’est pas maître dans sa propre maison» car «ça pense en moi», l’homme n’est donc pas entièrement lui-même.

D’une part, il est sujet à diverses pulsions comme par exemple les pulsions sexuelles, l’homme peut agir à l’encontre de sa raison, il peut être attiré par quelqu’unqu’il n’aime pas, il y a un dualisme entre son âme et son corps. Lorsqu’il n’y a pas corrélation entre les volontés de son âme et les pulsions de son corps, cela nous montre que l’homme a du mal à être lui-même, il devra donc apprendre à le devenir.

D’autre part, à travers le concept du surmoi, on peut penser que l’homme est déterminé par son environnement social et plus généralement par lasociété. En effet, selon Pierre Bourdieu, il y a reproduction sociale, ce qui veut dire que l’homme n’a pas choisi d’être qui il est et il devra connaître les caractéristiques de ses déterminismes sociaux pour apprendre à se forger son identité individuelle et par-delà devenir soi-même. De plus, la société actuelle tend à uniformiser les individus, il est donc difficile de s’affirmer en tant...