Dom juan

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  • Publié le : 15 décembre 2010
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Acte I scène 1
Introduction :
Un des paradoxes de la comédie de Dom Juan est l’extrême rareté des actions accomplies sur la scène des divers personnages et particulièrement le couple maître/valet présent de bout en bout de la pièce. Dom Juan ne figure pourtant pas dans cette scène 1 de l’acte I, scène d’exposition, ou Sganarelle dialogue avec Gusman, l’écuyer d’Elvire, qu’il a rencontré sousles arcades d’un palais Sicilien.
Dans cette scène Sganarelle a interrompu quelques instants la conversation commencée avec Gusman pour faire l’apologie du tabac à priser. Puis on apprend dans la suite du dialogue qu’Elvire est à la recherche de son mari : Dom Juan. Bien que celui-ci soit allé pour l’épouser jusqu’à « forcer l’obstacle sacrée du couvant » L.53, il semble vraisemblable qu’il l’aitdéfinitivement abandonné.
Cette première scène s’écarte délibérément des règles de la scène d’exposition, qui traditionnellement doit informer sur l’identité des personnages, sur les éléments de l’action, etc....
On pourra dans un premier temps s’intéresser à l’aspect subversif (choquant) du portrait de Dom Juan noble libertin pour ensuite envisager la fiabilité d’un tel portrait exécuté dupoint de vue de son valet lui-même sujet à caution.
I Un portrait subversif de Dom Juan
A) Un portrait préparait par la longue réplique de Gusman.
Ce partait de Dom Juan est habilement préparer par la logue réplique de Gusman constitué d’une seul phrase de la première ligne qui fait le bilan de l’ensemble des moyens Dom Juan pour vaincre la résistance vertueuse d’Elvire.
Pour ce faireMolière juxtapose dans une longue accumulation gradué chacune des manœuvres employés par Dom Juan : « Gusman -Je ne sais pas, de vrai, quel homme il peut être, s'il faut qu'il nous ait fait cette perfidie ; et je ne comprends point comme après tant d'amour et tant d'impatience témoignée, tant d'hommages pressants, de vœux, de soupirs et de larmes, tant de lettres passionnées, de protestations ardentes etde serments réitérés, tant de transports enfin et tant d'emportements qu'il a fait paraître, jusqu'à forcer, dans sa passion, l'obstacle sacré d'un couvent, pour mettre Done Elvire en sa puissance, je ne comprends pas, dis je, comme, après tout cela, il auroit le cœur de pouvoir manquer à sa parole. » et que Gusman interprète naïvement comme l’expression d’une volonté amoureuse hors norme. Cettegradation est amplifié par l’utilisation pléthorique de l’adverbe « tant » entre les lignes 48-52 : « tant d'amour » ; « tant d'impatience témoignée » ; « tant d'hommages pressants, de vœux, de soupirs et de larmes » ; « tant de lettres passionnées, de protestations ardentes et de serments réitérés » ; « tant de transports » ; « tant d'emportements ». Cette permanence de l’anaphore dans ladémonstration de Gusman peu s’interpréter comme une crainte d’oublier une seul des manifestations amoureuse de Dom Juan envers Elvire.
Le motif de cette fastidieuse énumération est de traduire l’incrédulité de Gusman comme le confirme l’emploi double de l’anaphore « je ne comprend pas » en début et fin de réplique face au comportement de Dom Juan.
Les raisons en sont aussi d’associé Gusman et lespectateur dans le même attente d’un éclaircissent, d’une explication rationnel, pour ce qui concerne le spectateur dans l’attente d’un effet susceptible de suscité l’intérêt pour le personnage de Dom Juan.
B) Les caractéristiques du comportement libertin de Dom Juan

Sganarelle s’empresse dés le début de sa réplique de mettre un terme à la dernière illusion de Gusman en reprenant sa phrasenégative « je ne comprends pas » de manière positive L.57 « Je n'ai pas grande peine à le comprendre, moi » à partir de la ligne 64 il dresse le portrait totalement amoral de son maitre
Ce portrait s’appuie sur une longue accumulation de thermes très dévalorisant qui lui con-faire un aspect diabolique :
- Tout d’abord, il le désigne par un terme ironique et très dévalorisant « le pèlerin »...
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