Dom juan

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  • Publié le : 24 juin 2010
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DOM JUAN

Les libertins

Le "libertinus" dans la Rome Antique était un esclave affranchi.
Le libertin dans le XVIIème siècle français, est un être affranchi de la morale commune et surtout de la religion toute puissante à cette époque. Il est 'hors la loi" et risque l'emprisonnement et la mort . Ce fut le sort du poète Théophile de Viau qui mourut en prison.
Il existait un courant de penséelibertin qui s'exprimait notamment dans des salons comme celui de Ninon de Lenclos ou de Madame de La Sablière, la protectrice de La Fontaine. Parmi les penseurs libertins, on connaît La Mothe le Vayer, précepteur du futur Louis XV et ami de...Molière.
 

Présentation : 


1665 = Tartuffe interdit. Dom Juan pièce écrite dans l’urgence (difficultés financières). Il choisit le thème à la modede D.J. ( il s’inspire de Tirso de Molina)
D.J. est une pièce de combat : M. reprend ses attaques contre les faux dévots : on retrouve les thèmes de la religion , de l’hypocrisie , de l’argent , des privilèges de la naissance + le thème dominant de l’infidélité .
Contexte historique : le XVII = grand siècle religieux , siècle de la rigueur , janséniste ( morale chrétienne austère )
Contextelittéraire et artistique : le XVII = le baroque (liberté d’imagination, illusion , aux théâtre = pièces " à machines ") et le classicisme (règles des trois unités, bienséances)
Dom Juan est une pièce baroque, libérée des contraintes, ni unité de lieu ni unité de temps . Recours à tous les artifices notamment au merveilleux. La pièce de Molière met en scène un libertin qui s’oppose à l’austéritéreligieuse.

Acte 1 sc 1Lieu : intérieur : un palais

La pièce s’ouvre sur un éloge étonnant du tabac. Il s'agit en fait d’un éloge paradoxal, c'est à dire l'éloge de quelque chose que l’opinion commune a tendance à condamner, c'est une pratique rhétorique que l'on retrouve tout au long de la pièce avec l'éloge de l'inconstance (I/2) et l'éloge de l'hypocrisie (V/2) faits par Dom Juan. Ici l'élogeparadoxal développé par Sganarelle, personnage comique, prend l'aspect d'un discours solennel (cf. hyperboles, mouvement oratoire) mais un sujet anodin = solennité burlesque. Un boniment de foire adressé au public. Cette entrée en matière est une fausse exposition car les considérations développées par Sg. n’ont aucun lien avec la matière qu’il s’agit de présenter 
Conversation qui a déjà commencé ;spectateur projeté dans une histoire en cours .
Très vite la scène donne certaines informations - sur l’intrigue : il s’agit d’un conflit amoureux .
les personnages présents sont des valets qui connaissent parfaitement leur 
maître, l’un questionne (Gusman) l’autre informe : Sg. est celui qui sait. Les questions portent sur le départ de D.J. (homme marié, noble, multipliant les preuves d’amour,passion si forte qu’il a tiré Dona Elvire du couvent) 
Pour Gusman, D.J. est un homme qui ne peut trahir : la réplique de Sganarelle doit éclairer Gusman et donner une première image de D.J. au spectateur.

Comment Sganarelle, en présentant son maître, dresse-t-il son propre portrait ?

il s'agit d'un portrait qui confirme le caractère amoral, l'impiété et la débauche de D.J. Caractère déjàsuggéré par les interrogations de Gusman 1) Sganarelle présente son maître comme un libertin et un débauché . 2) les propos du personnage révèlent sa personnalité et son rôle dans la pièce. (Sg ; en dépeignant son maître se dépeint lui-même). 1. un portrait très négatif : un athée, un impie : un monstre (métaphores animales) : un épicurien (religion du plaisir) procédés marquant l'ampleur de cettedébauche : (accumulations, parallélisme antithétique, notation spatio-temporelle, euphémisme. Remarque sur le présent et l'absence d'anecdotes précises. Expression finale pour désigner D.J. " grand seigneur méchant homme " à commenter. 2) Sganarelle l'exacte antithèse : un homme du peuple : son langage, style et registre de langue, fréquence du " je ", Ses croyances, Un bouffon. Conclusion : un...
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