Doml juan et ses concetions religieuses

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  • Publié le : 11 novembre 2011
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Edition du livre : Pocket
 Le Dom Juan  de Molière, écrit en 1665, est la version la plus connue du mythe de Don Juan, ce séducteur libertin qui aime séduire, tromper et se moquer des femmes qu'il considère comme des objets. Molière a crée un personnage secondaire dans sa pièce mais d'autant plus important : Sganarelle, valet d'un maître tyrannique, qui ne cesse de vouloir le remettre sur ledroit chemin et de s'inquiéter des conséquences de la vie de Don Juan. Nous pourrons nous demander quelles relations entretiennent-ils et quelles conceptions du monde ont-ils ? Dans un premier temps, nous verrons leurs conceptions de la religion. Dans une seconde partie, nous étudierons les relations qu'ils entretiennent. Enfin, nous traiterons de leurs relations avec les autres.
I Leurs conceptionsde la religion :
Don Juan ajoute à la définition du libertinage un sens d'athéisme et d'impiété, il en est d'ailleurs la figure exemplaire. Il blasphème, en poussant le Pauvre de l'acte III, scène 2 (p. 69-72) à jurer pour obtenir un Louis d'or : « si tu jures » (l. 32). Il provoque la statue animé du commandeur qu'il a tué en l'invitant à boire et à manger, à l'acte IV, scène 8 : « Qu'on luidonne du vin .. » (p. 110) et en acceptant son invitation pour le lendemain. Il méprise le sacré, comme lorsqu'il dit au pauvre : « pour l'amour de l'humanité » (III, 2, p. 9-72, l. 39) alors que la phrase habituelle est « pour l'amour de Dieu ».
A l'inverse, Sganarelle croit en Dieu et craint la fureur divine si Dom Juan ne se repent pas. Il le critique vivement dans la scène 1 de l'acte I (p. 12)en le qualifiant de « pourceau d'Epicure » (l. 6) « vrai Sardanapale » (l. 7), « hérétique » (l. 5)…  Il présente son maître comme un libertin sans aucune morale : « rien n'est trop chaud ni trop froid pour lui ». Il a tenté de raisonner son maître à propos de ses mœurs qu'il n'approuve pas mais en vain, Don Juan ne suivra pas ses conseils et finira emporté en enfer. Cependant, il rudoie lePauvre avec lui dès la scène 2 de l'acte III (p. 71, l. 36) : "va, va, jure un peu, il n'y a pas de mal". Le sacré fait peur à Sganarelle, peut-être encore plus parce que son maître ne le respecte pas : ainsi il est terrifié par le « miracle » qui se produit lorsque la statue du commandeur bouge. A la fin, à l'acte V, scène 2 tellement affolé par le comportement de son maître, il finit par le supplierde changer de vie et tâche de l'affoler : « Après cela, si vous ne vous rendez, tant pis pour vous », «  vous serez damnez de tous les diables » (p. 119).
 
II Les relations qu'ils entretiennent
Sganarelle est présent tout au long des aventures de Don Juan mais n'approuve pas les actions de son maître. Il feint de ne faire que son travail de valet mais en réalité il l'admire : « Ah quel homme !Quel homme ! » (après la visite de Dom Juan chez son père). Contrairement à Don Juan, il est ignorant mais essaye de l'imiter en mettant en avant une érudition pédante mal maîtrisée, dés la scène 1 de l'acte I : « pourceau d' Epicure » (l. 6, p. 12) : il n'a pas compris la véritable philosophie d' Epicure qui a montré l'intérêt psychologique du plaisir. Il utilise un langage populaire malgré unelongue tirade apparemment bien maîtrisée sur le tabac : il compare son maître à une « bête brute » (I, 1, p. 12, l. 6). Il est incapable de soutenir un raisonnement argumentatif, comme sait si bien le faire Don Juan pour amener ses victimes à reconnaître la loi du plaisir. Certes, il est pieux mais met au même niveau la religion et la superstitions : d'après lui son maître ne croit « ni Ciel, niEnfer, ni Loup garou » «(I, 1, p. 12, l. 5).
 Après que Don Juan ait été emmené dans les enfers, le valet ne semble pas triste mais plus préoccupé par ses gages non-payés : ils crient « Mes gages ! mes gages ! ».
Face au cynisme et aux provocations de Don Juan, Sganarelle veut représenter la raison : il essaye de lui faire comprendre que tout ce qu'il fait est mal, tant au niveau religieux que...
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