Don Juan

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  • Publié le : 17 février 2014
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Don Juan
Etude du texte
La pièce Don Juan a été écrite par Molière en 1665. C’est une pièce de théâtre qui met en scène la vie d’un jeune aristocrate libertin qui se plait à conquérir des femmes. Celui-ci est accompagné de Sganarelle son fidèle serviteur, attaché aux traditions de l’époque. Le texte étudié raconte une discussion entre ces deux personnages et met en scène le serviteur quireproche à son maitre sa vie trop libertine. Elle s’inscrit dans le mouvement du classicisme, mouvement qui a comme principe d’instruire en amusant. Elle a été écrite alors que Louis XIV, monarque absolu et roi soleil, essayait de contrôler les aristocrates en les retenant à la cour de Versailles 
Mon commentaire sera divisé en deux parties :
La première s’attachera à décrire Don Juan, le libertincruel et égoïste
La deuxième montrera comment Sganarelle, le serviteur réaliste, va tenter un renversement des relations maitre serviteur… mais sans succès

1. Don Juan, un libertin cruel et égoïste
Dans cette scène Sganarelle reproche à son maitre d’avoir abandonné sa femme Elvire, avec laquelle il vient tout juste de se marier, après l’avoir enlevée de force du couvent, et de projeterd’enlever une autre jeune femme.
Don Juan apparait ici comme un homme inconscient de ces actes ; il ne réaliste pas notamment qu’il mène une vie scandaleuse en collectionnant tous ces conquêtes féminines « comment, quelle vie est ce que je mène ? » (l.4) ou « Et pourquoi craindre, ne l’ai-je pas bien tué ? » (l.47). Dans cette dernière phrase, il considère qu’il est plus important de bien tuer leCommandeur en respectant les règles du duel qui était en vigueur à l’époque. Mais il néglige la raison pour laquelle ils s’étaient querellés : il semble que dans toute les versions de Dom Juan qui précèdent celle de Molière, le Commandeur soit un personnage de haut rang de la noblesse espagnol qui voulait venger l’honneur de sa fille qui Don Juan venait d’abuser.
Il se révèle également être un grandégoïste en ne voyant que son plaisir propre : « songeons seulement à ce qui nous peut donner du plaisir » (l.54-55) ou « toutes choses sont préparées pour satisfaire mon amour » (l69-70). La femme apparait comme un jouet dont Don Juan prend possession sans respect pour la personne humaine. Seul compte son désir. Il envisage la conquête amoureuse comme une conquête militaire et il ne supporte pas lesrésistances que lui opposent les jeunes femmes : « jusque ici tous mes efforts ont été inutiles » (l.67) dit-il à Sganarelle pour justifier d’enlever la jeune femme
C’est aussi un homme cruel et jaloux, qui ne supporte pas de voir un couple amoureux au point de vouloir les séparer en enlevant la jeune femme : « Je ne pus souffrir de les voir si bien ensemble » (l.63), « je me figurai un plaisirextrême à pouvoir troubler leur intelligence et rompre cet attachement, dont la délicatesse de mon cœur se tenait offensée » (l.64-66)

2. Sganarelle, le serviteur réaliste, va tenter un renversement des relations maitre serviteur… mais sans succès
Dans ce passage, Sganarelle apparait comme un serviteur conscient de la vie scandaleuse que mène son maitre. En effet ce libertin ne respecte pas lesprincipes religieux, comme la fidélité entre deux êtres. Or au 17e, s’est développée la doctrine janséniste qui suppose que l’homme est corrompu par le péché et que seule la grâce de Dieu peut le sauver ainsi que de suivre une morale stricte. Louis XIV à la fin de sa vie s’est d’ailleurs rapproché de cette morale et des personnes l’incarnant, les dévots. C’est pourquoi le valet incite son maître àdevenir plus raisonnable en respectant mieux les lois de la religion afin d’éviter le courroux divin « c’est une méchante raillerie, que de se railler du Ciel, et que les libertins ne font jamais une bonne fin. » (l.16-17)
C’est pourquoi, il va essayer de le lui faire comprendre et de le faire changer.
Entre les lignes 1 à 3, nous comprenons que Don Juan autorise son valet à lui dire le...