Don d'organes

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  • Publié le : 6 octobre 2010
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LE DON D'ORGANES ET LES RELIGIONS

Introduction |
  | Le catholicisme, l'islam, le protestantisme et le judaïsme sont les quatre religions les plus représentées en France. Chacune d'entre elles s'est prononcée pour le don d'organe. | |
Toutes les religions incitent leurs fidèles à réfléchir au don d'organe.
Pourchacune d'elles, la vie humaine est primordiale, tout ce qui peut la sauver ne rencontre pas d’opposition de principe.
 

Islam
Le don d’organes est autorisé en Islam s’il est fait dans le cadre des limites tracées par la Sharî`ah.(= est un ensemble de règles de conduites applicable aux musulmans)
Les conditions que les savants ont posées concernant le don d’organes sont les suivantes :Conditions pour un donneur vivant :
1. Le donneur doit être en pleine possession de ses facultés de telle sorte qu’il soit capable de prendre tout seul une décision judicieuse ;
2. Il doit être adulte et, de préférence, âgé de vingt et un ans au moins ;
3. Il faut que cela soit fait de son plein gré sans aucune pression extérieure exercée sur lui ;
4. L’organe dont il fait don ne doitpas être un organe vital dont dépend sa survie ou sa bonne santé ;
5. Les transplantations d’organes sexuels sont interdites.
Conditions pour les donneurs décédés :
1. Cela ne doit être fait qu’après s’être préalablement assuré du consentement du donneur avant son décès. Cela peut être établi par un testament allant dans ce sens, ou en signant la carte de donneur, etc.
2. Dans lecas où le consentement pour le don d’organes n’aurait pas été donné avant la mort du donneur, le consentement peut être obtenu auprès des parents les plus proches du défunt qui sont en mesure de prendre de telles décisions en son nom.
3. Il doit s’agir d’un organe ou d’un tissu en mesure de sauver la vie ou de maintenir la qualité de la vie d’un autre être humain selon l’appréciation desmédecins.
4. L’organe ne doit être prélevé sur la personne décédée qu’après l’établissement du décès par des procédures médicales fiables.
5. Les organes peuvent également être récoltés à partir de victimes d’accidents de la route si leur identité est inconnue, mais cela ne doit être fait qu’après la décision d’un juge en bonne et due forme

Judaïsme
Pour le judaïsme, les prélèvements et latransplantation peuvent êtres effectués à condition de respecter des conditions strictes comme la valeur sacrée de la vie. Devant garder espoir et foi envers le Créateur jusqu'au bout, il ne saurait être question de provoquer la mort, qu'il s'agisse d'abréger des souffrances ou de vouloir prélever un organe pour sauver un autre être humain. On ne peut dégrader le corps qui conserve après la mortson caractère sacré. Il faudra donc l'inhumer avec respect ce qui impose un comportement digne de la part des transplanteurs. Dans le même ordre d'idée, on ne peut en tirer profit.
Il faut noter que la mort encéphalique(=La mort encéphalique est la destruction irréversible du cerveau, qui n'est plus irrigué ) n'est pas considérée comme une mort par la grande majorité des décisionnaires depuisplusieurs générations. Le Hatam Sofer (=l'une des grandes figures du judaïsme européen du XIXe siècle.) a défini le moment de la mort selon 3 critères :
1. Arrêt des pulsations du cœur ;
2. Arrêt de la respiration ;
3. Le fait que son corps soit inanimé.
Cette opinion est celle retenue par la grande majorité des décisionnaires religieux juifs à travers le monde. Toutefois, le Rabbinatd'Israël a accepté, dans certains cas de considérer la mort encéphalique comme une mort réelle. Toutefois, cette greffe ne pourra se faire qu'en présence de l'un de ses représentants (afin d'éviter tout abus), ce qui est évidemment impossible en dehors d'Israël.
Catholicisme
En 1996, l'Eglise catholique se prononce elle aussi en faveur du don d'organes au travers de l'Appel de la commission...
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