Dossier flaubert

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  • Publié le : 28 juin 2010
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GUSTAVE FLAUBERT

LE THEATRE DE LA CRUAUTE ET DE LA BEAUTE

SOMMAIRE

Introduction

I- L’écriture de la réalité, ou comment transformer  «la boue en or »

1. La cruauté de la vie mise en scène par l’écrivain

2. Omniprésence de la beauté au sein de chaque œuvre

3. De la cruauté de laréalité à la pureté du style

II- Beauté et puissance du langage

1. Les mots, par leur force dépassent la banalité de ce qu’ils expriment

2. Atteindre l’âme humaine dans toute sa richesse

3. La critique et le travail littéraire

III- L’artiste par sa création tient entre ses mains les rênes du destin1. Le destin des personnages sous la plume de l’écrivain

2. Facteur d’un progrès personnel de l’auteur

3. L’écriture littéraire, une vie par procuration

Conclusion

Introduction

Romancier français, né à Rouen le 12 décembre 1821, Gustave Flaubert s’était tout d’abord destiné à des études de médecine, suivant ainsi les traces de son père et deson frère aîné ; or il s’aperçut bientôt que l’observation des phénomènes de l’ordre moral convenait mieux à ses aptitudes, et il cessa ses études scientifiques pour se tourner vers la littérature. Avide de découvertes, Flaubert voyagea beaucoup avec son compagnon de route et ami M. Maxime Du Camp : en Egypte, en Nubie, aux bords de la mer Rouge, en Palestine, en Syrie, à Chypre... ce qui luidonna de nombreuses matières à travailler dans ses œuvres, comme ce fut principalement le cas pour Salammbô.
Le milieu du XIXe siècle est marqué par l’émergence du réalisme, courant artistique se caractérise par une grande désillusion : les hommes ont perdu leur chimère de fraternité, de liberté, ainsi que leurs illusions artistiques. Tandis que le romantisme erre dans la rhétoriquegrandiloquente, délaisse la réalité pour une évasion mensongère, et à l’heure où la photographie se développe, certains artistes aspirent à une reproduction intégrale et objective de la réalité la plus banale. C’est l’ « école de la sincérité dans l’art ». La revue Le Réalisme proposait cette définition : « Le réalisme conclut à la reproduction exacte, sincère du milieu social, de l’époque où l’on vit,parce qu’une telle direction d’études est justifiée par la raison, les besoins de l’intelligence et l’intérêt du public, et qu’elle est exempte de mensonges, de toute tricherie ».
C’est dans ces conditions que l’histoire personnelle de Flaubert va rejoindre les tendances d’une certaine élite de son temps. Il venait d’écrire La Tentation de Saint Antoine, dans sa première version ; somptueuseévocation de toutes les hérésies, et avait soumis son ouvrage à l’appréciation de ses amis Du Camp et Bouilhet. Les deux critiques conseillèrent alors à Flaubert de renoncer au lyrisme et de purger son esprit trop imaginatif en se consacrant à une histoire triviale. Ainsi commença la longue épopée qui devait l’amener à publier son premier grand ouvrage : Madame Bovary. En 1857, Flaubert atrente-six ans et son roman, parut dans La Revue de Paris, est un véritable événement littéraire. Plébiscité par le public de l’époque, il l’a été aussi par maintes générations de lecteurs qui se sont enthousiasmées pour la tragique histoire d’Emma, cette jeune femme ambitieuse qui, mal mariée, crut pouvoir trouver de quoi se consoler dans l’adultère mais qui, rongée par des déceptions toujours croissantesfinit par se suicider. Flaubert fut néanmoins poursuivi en justice pour ce roman que l’on jugea taxa de contraire aux mœurs. Le procès qui se déroula en février 1857, se solda par un acquittement, grâce à l’habile défense de Maître Senard.
En 1876 il se lance dans l’écriture de Trois contes, dernière œuvre qu’il eut le temps d’achever avant sa mort, et dont l’analyse a permis d’élucider...
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