Dossier sur l'itinerant

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  • Publié le : 25 août 2011
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INTRODUCTION

A l’occasion de ce travail, nous avons souhaité aborder le thème de l’exclusion. En effet, nous nous sommes interrogées sur le sens de ce concept qui a beaucoup été étudié. Notamment en situation de crise comme c’est le cas depuis la fin des années 80 en France. Alexandre Vexliard a beaucoup travaillé sur ce thème et est le premier à avoir identifié le « syndrome del’exclusion » qu’il a défini de la façon suivante dans son ouvrage Le clochard, écrit en 1957 :
« L’exclusion est un symptôme caractéristique d’un état de désocialisation qui sépare l’individu de son groupe et de l’institution. C’est un divorce par consentement mutuel reposant sur le constat d’un statut d’étrangeté fondamentale entre l’un et l’autre ».
Selon lui, l’exclusioncorrespond à la sortie du clivage « pas l’un sans l’autre » entre l’individu et le corps social.
Depuis, cette notion a été reprise et étudiée par beaucoup de courants rattachés aux sciences humaines et sociales.
Dans le cadre de ce travail, nous avons choisi de traiter de l’exclusion à un autre type de psychopathologie des liens en société : l’itinérance, se rapprochant de la marginalité et dela délinquance ; qui contrairement à l’exclusion, provoquent une rupture des liens avec l’institution mais pas avec le groupe d’appartenance.
Pour pouvoir étudier ces deux phénomènes dans le cadre de ce travail, nous avons choisi de poser notre analyse sur deux textes qui pour le premier est extrait de : L’exclusion : l’état des savoirs, ouvrage rédigé sous la direction de Serge Paugam. Cetarticle écrit par Denis Jodelet s’intitule : Les processus psychosociaux de l’exclusion. Le second articule s’intitule Entre l’indicible et l’errance l’acte-signe de l’itinérance, rédigé par Véronique Luissier.
Pour ce travail, dans un premier temps nous commenterons le texte de Denise Jodelet puis dans un deuxième tempscelui de Véronique Luissier pour finir sur une comparaison et une analyse entre les deux écrits.

Dans l’article Les processus psychosociaux de l’exclusion, Denise Jodelet, psychologue sociale qui a travaillé sur les représentations sociales met en lumière le fait que l’exclusion recoupe un nombre divers de situations.
Pour elle, il faut faire attention à ne pas assimiler et faire un seul etmême cas des différentes situations d’exclusions observables. Elle aborde le thème de l’exclusion dans différents cas et réussi à trouver un point commun entre eux. Il se situe au niveau « des interactions entre personnes et groupes qui en sont acteurs ou victimes ». En effet, elle constate que dans ce type de situation on retrouve toujours un type d’aménagement spécifique dans les relationsinterpersonnelles ou intergroupes, à un niveau matériel ou symbolique voire matériel et symbolique. Cet état découlerait, d’après elle et suivant les cas, de la structure de l’organisation ou en serait une conséquence.
Pour illustrer ses propos elle prend le cas de la ségrégation, de la marginalité et de la discrimination pour rendre des différentes mises à l’écart produites et à quel niveau elles sejouent.
Cette présentation de l’exclusion, permet à l’auteur de poser l’objectif de son travail qui consiste à dégager des processus repérables dans les différentes situations qu’il est possible d’observer dans ce cas de ruptures de lien.
Pour cela, elle divise son travail en cinq parties basées sur une approche psychosociale, passant par une approche psy historico-culturelle des situationsd’exclusion et de théorisation faite à ce propos.
Dans sa première partie intitulée : Psychologie sociale et exclusion, l’auteur dégage les principales caractéristiques de la psychologie sociale permettant d’en faire une science apte à dégager et étudier les processus se jouant dans l’exclusion.
Ainsi en présentant la psychologie sociale, elle nous indique que c’est une science qui se focalise...
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