Dossier terain etti

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Licence Professionnelle de Médiateur Socio-économique

RAPPORT DE TERRAIN

Années 2004-2008

Introduction

Au milieu des années 70, avec la montée massive de différentes formes de pauvreté et de précarité, émerge le champ de l’insertion par l’économique. La finalité affichée de ces initiatives qualifiées d’innovantes est d’insérer les personnes exclues du marché du travail par l’activitééconomique. Les structures d’insertion par l’activité économique ont pour but de rétablir les défaillances du système social français. C’est un des pansements de la violence économique et sociale. Dans les années quatre-vingt, les organismes d’insertion par l’activité économique, entreprise d’insertion, association intermédiaire et régie de quartier, avaient pour ambition la mise au travail despopulations éloignées de l’emploi. Le secteur de l'insertion par l'activité économique (IAE) développe des activités d'accueil, d'accompagnement et de mise au travail de publics dits en difficulté (allant des " petits boulots ", selon l'expression de Philippe Séguin, ministre des Affaires sociales et de l'Emploi en 1987, à l'intérim d'insertion en entreprise), de plus en plus nombreux et variés(RMIstes., chômeurs de longue durée, jeunes en difficulté, personnes à mobilité réduite, etc.). Les structures d'insertion par l'activité économique (SIAE) ont pour vocation d'offrir un accompagnement progressif vers l'emploi à des personnes qui ne parviennent pas à en trouver dans les conditions ordinaires du marché du travail, même par le biais de contrats aidés. Les entreprises de travailtemporaire d'insertion (ETTI), comme P. ont un fonctionnement proche des agences d'intérim : y être inscrit ne correspond donc pas forcément à une période continue d'emploi. Concrètement, l'action de ces structures consiste à procéder à l'embauche et à la mise à disposition d'individus en grandes difficultés auprès de personnes morales, à titre onéreux, pour des activités qui ne sont pas déjà assurées parl'initiative privée ou par l'action des collectivités publiques ou des organismes bénéficiant des ressources publiques. Depuis plus de vingt ans maintenant, les acteurs de ces dispositifs recherchent une meilleure employabilité de ces salariés. Elle s'exprime dans une double contrainte : économique (rentabilité de l'action) et sociale (solidarité envers les plus éloignés de l'emploi), ce quiproduit des modes spécifiques de gestion de l’emploi. Ces structures contribuent à l'accès ou au ré-accès à l'emploi des personnes accueillis dans un double mouvement, à la fois vecteur de l'insertion des publics jugés jusqu'ici exclus, et participant à la précarisation croissante de certains bénéficiaires. Ces " exclus " sont définis principalement par leur mise hors du droit au travail. Par le jeuéconomique des entreprises, relayé par l'Etat, certains individus se voient conduits aux marges du salariat et tenus à distance des emplois " classiques ". Mais la population accueillie, les parcours " d'insertion " ne sont pas homogènes : ils recouvrent des réalités très contrastées. Un grand nombre des « sorties » s’effectue sous forme d’emploi dits « atypiques » : CDD, intérim, contrats aidés…Actuellement, la conjoncture économique aggrave la situation et donc, trouver des missions est beaucoup plus difficile. À ces difficultés économiques viennent s’ajouter celles que rencontre toute structure d’insertion, c’est à dire la difficulté à trouver des personnes en

insertion, prêtes à être mises en situation de travail. Dans ces conditions, répondre aux attentes de réactivité etd’adaptabilité attendues d’une ETTI est difficile. C’est dans ce contexte que P. effectue sa mission d’insertion. Celle-ci se concrétise par un accompagnement socioprofessionnel important. Accompagnement qui, à d’autres, pourrait paraître une aberration au vu des soucis de rentabilité, lorsque par exemple, l’accueil d’un nouvel intérimaire commence par un entretien d’une heure trente avec la personne....
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