Droit

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  • Publié le : 8 mai 2010
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Le mariage, interdit aux esclaves, était l'apanage des citoyens romains ; les garçons étaient nubiles à 14 ans et les filles à 12 ans. Dans une civilisation fondée sur la famille, le mariage était aussi un devoir : les empereurs édictèrent des lois pour décourager le célibat. Le mariage romain n'était pas, comme aujourd'hui, le fruit d'un amour partagé. Il était décidé par le pater familias enfonction de ses intérêts politiques ou économiques ; comme en témoigne la pratique courante des fiançailles d'enfants en bas âge, promis l'un à l'autre par leur père respectif, le mariage couronnait une stratégie d'alliance familiale plus qu'il ne consacrait l'union affective de deux individus. Certaines lois interdisaient d'ailleurs les mésalliances : les sénateurs n'avaient en principe pas ledroit d'épouser la fille d'un comédien et, jusqu'au V° siècle avant Jésus Christ, le mariage d'un patricien avec une plébéienne était interdit.

Les fiançailles étaient d'abord un rituel religieux : après avoir consulté les augures, les fiancés échangeaient des anneaux en présence de tous les amis de la famille qui accomplissaient là l'une de leurs multiples obligations sociales - les officia ; lesanneaux, offerts par le fiancé, étaient enfilés à l'auriculaire de la main gauche, comme notre alliance. Ils pouvaient être formés de deux joncs unis par un nœud mais il s'agissait parfois d'une bague en or sur le chaton de laquelle on avait fait graver un symbole d'union comme le buste des deux fiancés par exemple. Mais les fiançailles étaient aussi un acte juridique important puisqu'on yconcluait le contrat de mariage fixant le montant de la dot apportée par la fiancée et les délais dans lesquels interviendrait le mariage. Si l'une des deux parties ne respectait pas son engagement dans les délais convenus, si le fiancé concluait de nouvelles fiançailles ou si la fiancée était convaincue d'infidélité, l'autre était fondée à lui intenter un procès.

Jusqu'à la fin de la République, quiinstaura un régime unique du mariage, trois formes d'union matrimoniales coexistaient : la "confarreatio", la "coemptio" et le mariage "per usum".
La "confarreatio" était réservée aux patriciens. Elle comportait un rituel rustique, célébré devant l'autel domestique : après avoir répandu une bouillie, faite avec de la farine d'épeautre, sur la victime immolée en sacrifice (la plupart du temps uncochon, quelquefois un mouton ou un bœuf), les époux partageaient un gâteau cuit au four - le "farreus panis", un gâteau d'épeautre ou far.
La "coemptio" était le mariage plébéien, il s'achevait par un simulacre d'achat. Il était souvent utilisé si un homme des classes supérieures épousait une femme d'origine modeste.
Il y avait enfin le mariage "per usum", dérivé du précédent, qui entérinait unecohabitation d'au moins un an sans interruption : il suffisait que la femme ait abandonné le lit commun pendant trois nuits consécutives pour entraîner la nullité de mariage. L'usus était souvent pratiqué lorsqu'un homme d'origine modeste épousait une femme de rang supérieur.

Quel que soit le type de mariage pratiqué, il comportait à peu près les mêmes rites. La veille du mariage, la fiancéeoffrait ses poupées aux lares de la maison puis elle revêtait sa robe de noces. Elle enfilait d'abord une chemise blanche tissée sans couture - la "tunica recta" - qui était attachée avec une ceinture de laine à double bouton, le "cingulum herculeum". A l'aide d'un peigne spécial -appelé "hasta caelibaris" - on divisait ses cheveux en six mèches - "seni crines" - que l'on garnissait de rubans -"vittae" - pour les réunir en chignon. On posait ensuite sur sa tête un voile orangé, le "flammeum", et parfois, sur le voile, une couronne de fleurs qui rappelle notre couronne de fleurs d'oranger. La mariée pouvait aussi porter des bijoux, des colliers ou des bracelets d'or. Elle revêtait ensuite, par-dessus sa tunique, un châle blanc-jaune - la "palla" - et chaussait des sandales de la même...
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